La Mystérieuse Maison Winchester

Sarah Winchester a passé 38 ans à bâtir une maison pour égarer les esprits vengeurs. Histoire de la Maison du Mystère et témoignages de hantise.

Bandeau echos de l'ombre

En 1884, afin de se protéger d’esprits vengeurs qui cherchaient prétendument à lui nuire, Sarah Winchester commença à construire une maison destinée à les perdre, persuadée que tant que les travaux continueraient, rien ne pourrait lui arriver. L’histoire de Sarah a inspiré le film La Malédiction Winchester (2018), réalisé par Michael et Peter Spierig, avec Helen Mirren dans le rôle marquant de Sarah Winchester et Jason Clarke dans celui du docteur envoyé sur place pour évaluer sa santé mentale..

Une veuve et ses esprits vengeurs

Née en septembre 1839, Sarah Lockwood Pardee était la fille de Sarah Burns et de Leonard Pardee, un menuisier de New Haven, dans le Connecticut, réputé pour ses chariots, qui fit fortune pendant la guerre civile en fournissant des ambulances aux armées de l’Union. Elle fréquenta les meilleures écoles privées et reçut une éducation des plus raffinées. À douze ans, elle parlait déjà le latin, le français, l’espagnol et l’italien, jouait magnifiquement du piano et connaissait les plus grands auteurs. Quelques années plus tard, elle était de toutes les soirées mondaines et, malgré sa petite taille, elle mesurait seulement 1 m 47, son charisme était tel que la haute société de la ville la surnommait la Belle de New Haven.

Le 30 septembre 1862, elle épousa William Wirt Winchester, fils d’Oliver Fisher Winchester, gouverneur du Connecticut et fabricant de la célèbre carabine à répétition. Elle était amie avec Annie, la sœur de William, qu’elle avait rencontrée au collège. Les deux familles fréquentaient la même église et se connaissaient bien.

Sarah et william winchester
Sarah et William Winchester

Sarah et William, qui évoluaient au sein de la haute bourgeoisie de la Nouvelle-Angleterre, connurent quatre années de bonheur. Le 15 juin 1866, Sarah mit au monde une fille, Annie Pardee Winchester, qui mourut au bout de quarante jours d’une maladie appelée marasme, une forme sévère de malnutrition due à l’incapacité de l’organisme à métaboliser les protéines. Sarah sombra alors dans une profonde dépression dont elle ne se remit jamais vraiment. Quinze ans plus tard, le 7 mars 1881, son mari succomba à la tuberculose. Il était alors âgé de quarante-trois ans. Héritier de l’empire Winchester, William léguait à sa femme plus de 20 millions de dollars, une fortune colossale pour l’époque, et sept cent soixante dix-sept actions de la Winchester Repeating Arms Company.

Aucune richesse ne pouvait soulager la tristesse de Sarah. Devant son désespoir, l’un de ses amis lui suggéra de consulter un médium. À Boston, elle rencontra Adam Coons, un médium réputé, qui lui assura lors d’une séance de spiritisme que son mari se trouvait dans la pièce et avait un message pour elle :

« Votre mari est là », lui dit-il. « Il me demande de vous prévenir qu’il y a une malédiction sur votre famille, qui a pris sa vie et celle de votre enfant. Elle vous prendra bientôt aussi. Cette malédiction résulte de l’arme terrible créée par la famille Winchester. Des milliers de personnes sont mortes à cause de cela et leurs esprits réclament maintenant vengeance. »

Pour apaiser les esprits des victimes des fusils Winchester, le médium conseilla à Sarah de vendre sa propriété de New Haven et de voyager vers le soleil couchant. Son mari la guiderait et, quand elle trouverait sa nouvelle maison, elle saurait la reconnaître.

« Vous devez commencer une nouvelle vie », lui affirma le médium, « et construire une maison pour vous-même et pour les esprits qui sont tombés sous le feu de cette arme terrible. Vous ne pourrez jamais arrêter de construire la maison. Tant que vous continuerez, vous vivrez, mais si vous arrêtez, alors vous mourrez. »

Sarah vendit sa propriété et, se croyant guidée par la main de son défunt mari, elle se déplaça vers l’ouest, en direction de la Californie. Elle ne s’arrêta qu’en 1884, dans la vallée de Santa Clara, où elle découvrit une maison de six pièces en cours de construction appartenant à un certain Dr Caldwell. Après quelques négociations, elle le convainquit de lui vendre le bâtiment inachevé et les 162 acres qui l’entouraient.

Elle engagea des artisans locaux et, sans demander l’avis d’un architecte, lança les travaux. Ses directives semblaient suivre le hasard de son inspiration, mais ses idées lui étaient soufflées, croyait-elle, par des esprits bienveillants qui l’aidaient à élaborer une maison dénuée de sens afin de perdre les âmes vengeresses lancées à sa poursuite. Chaque matin, elle rencontrait le contremaître et lui présentait les plans qu’elle avait esquissés à la main. Même si elle faisait preuve d’un certain talent, ses plans étaient souvent chaotiques, pour ne pas dire impossibles à mettre en œuvre. Sarah ne se laissait pas abattre et, la plupart du temps, elle trouvait une solution ou proposait de construire une nouvelle pièce. La maison résonnait du bruit des marteaux et des scies de vingt-deux charpentiers qui se relayaient de jour comme de nuit, construisant, modifiant, démolissant et reconstruisant une partie après l’autre.

Charpentiers winchester
Ouvriers, charpentiers et jardiniers de la propriété

En 1897, la belle-mère de Sarah mourut et lui légua deux mille nouvelles parts de la Winchester Repeating Arms Company, portant ses actions à 48,9 % du capital. Ces titres lui procuraient un revenu de 1 000 dollars par jour. Elle se montrait pourtant d’une grande générosité envers ses employés, qu’elle payait le double du tarif habituel. Elle invitait les enfants du quartier à jouer sur son terrain, leur offrait parfois une crème glacée ou les laissait jouer du piano à l’intérieur, et faisait de nombreuses donations anonymes aux orphelinats et aux organismes de bienfaisance locaux.

Sarah aimait pourtant la solitude. L’une de ses premières décisions en arrivant avait été de faire planter une haie de hauts cyprès tout autour de la maison. Un voile sombre recouvrait en permanence son visage, et des rumeurs prétendaient qu’elle avait tiré sur certains de ses employés qui l’avaient aperçue par accident.

Pendant la journée, elle ne rencontrait que ses serviteurs et ses ouvriers. À la nuit tombée, elle se rendait dans la Salle Bleue, une pièce relativement austère, revêtait l’une des treize robes de couleurs différentes qu’elle avait fait confectionner pour ces occasions, et entrait en contact avec ses amis de l’Au-delà à l’aide d’une planchette. Les esprits la conseillaient sur les travaux à entreprendre ; puis Sarah se retirait dans l’une de ses chambres, toujours différente de celle de la veille, car, par extrême prudence, elle ne dormait jamais deux nuits de suite dans la même pièce. Ses voisins rapportaient souvent entendre une cloche sonner à minuit et à deux heures du matin, au moment où elle faisait appeler ses invités, puis à celui de leur départ.

Un labyrinthe de treize

Sarah aimait utiliser les nombres 7 et 11, supposés porter chance, mais elle semblait fascinée par le nombre 13, qui avait, pensait-elle, le pouvoir de conjurer les esprits maléfiques. Certaines pièces possédaient treize fenêtres, elles-mêmes composées de treize plaques de verre. Les murs étaient constitués de treize panneaux, les planchers de treize sections. Un lustre présentait treize bougeoirs au lieu des douze d’origine, la vidange de l’évier treize trous, un vitrail treize pierres de couleur, un autre des fleurs à treize pétales. Les escaliers n’échappaient pas à la règle, mais l’un d’entre eux, en colimaçon, comptait quarante-deux marches. Il aurait dû mener au troisième étage, mais chaque marche ne mesurant que cinq centimètres de haut, il ne s’élevait même pas à trois mètres. Avec ses portes et ses escaliers qui ne menaient nulle part, ses placards qui s’ouvraient sur des murs pleins et ses fenêtres percées dans le plafond, la bâtisse semblait sortir d’un rêve tourmenté. Pour Sarah, la disposition avait un sens. Elle espérait égarer les âmes vengeresses qui auraient pu remonter jusqu’à elle.

Maison winchester autrefois

En 1906, la maison comptait sept étages, desservis par trois ascenseurs, et était essentiellement construite en séquoia. Sarah n’aimait pas l’aspect du bois. Elle l’avait fait recouvrir d’un faux grain, ensuite dissimulé sous la peinture. La maison proposait approximativement cent soixante pièces, dont quarante chambres, quarante-sept radiateurs, dix-neuf cheminées (dont deux fausses) et deux sous-sols. De l’or et de l’argent décoraient les chandeliers, les assiettes et même le plancher.

La même année, un grand tremblement de terre secoua San Francisco. Construite sur une base flottante, sa structure résista convenablement, mais ses trois étages supérieurs s’effondrèrent dans les jardins. La cheminée de la Chambre Daisy, où Sarah dormait cette nuit-là, s’abattit sur elle et l’emprisonna sous ses pierres durant quelques heures. Persuadée que les esprits, furieux de la voir toucher au but, avaient ainsi manifesté leur colère, elle renonça à reconstruire les trente pièces effondrées et laissa à jamais la grande bâtisse inachevée. Elle espérait aussi que, dans leur chute, les pierres avaient entraîné quelques esprits vengeurs et qu’ils resteraient piégés sous les décombres pour l’éternité.

Elle recommença ensuite à agrandir la maison. Le nombre de chambres passa de quinze à vingt, puis à vingt-cinq, et de fausses cheminées furent installées un peu partout. Elles ne servaient apparemment à rien, mais d’anciennes légendes voulaient que les fantômes aiment entrer et sortir par les cheminées, et peut-être Sarah cherchait-elle à faciliter les allées et venues de ses invités. Suivant sans doute la même logique, elle n’avait fait poser que deux miroirs dans toute la maison, car les esprits n’aiment guère apercevoir leur propre reflet.

Sur ses vieux jours, Sarah souffrait d’arthrite et une infirmière l’assistait en permanence. Pour se déplacer plus librement, elle fit remplacer l’ancien escalier par un autre aux marches plus petites. Le 4 septembre 1922, après une séance dans la Salle Bleue, elle gagna sa chambre pour y passer la nuit et s’éteignit dans son sommeil, à l’âge de quatre-vingt trois ans.

Sarah winchester
Sarah Winchester

Sa sœur, ses neveux et ses nièces héritèrent de la plus grande partie de ses biens. Ses employés les plus fidèles reçurent une somme d’argent, et la clinique Winchester de l’Hôpital général du Connecticut, qui soignait les patients atteints de tuberculose, bénéficia d’une importante donation. Sa fortune avait alors grandement diminué. Elle avait dépensé 5,5 millions de dollars pour sa maison. Des rumeurs affirmaient pourtant que, quelque part dans la demeure, était dissimulé un coffre-fort rempli de bijoux, ainsi qu’un service de table en or massif dont elle se servait lors des visites de ses invités éthérés. Ses parents fouillèrent les lieux de fond en comble et forcèrent plusieurs coffres, mais ils ne contenaient, à leur grand désarroi, que de vieilles lignes de pêche, des chaussettes, des coupures de presse sur la mort de son mari et de sa fille, une mèche de cheveux de bébé et un ensemble de sous-vêtements en laine.

Selon son testament, les biens personnels de Sarah, meubles, tableaux, bijoux, document, revenaient à sa nièce, Marian Merriman Marriott, qui l’avait aidée à gérer ses affaires à la fin de sa vie. Six camions de déménagement, travaillant six heures par jour pendant six semaines, furent nécessaires pour vider la maison. Les déménageurs déclarèrent qu’elle était un véritable labyrinthe, et ils n’exagéraient pas. Certains des employés de Sarah avaient eux-mêmes besoin d’un plan pour s’y retrouver. L’héritière garda ce qui lui plaisait et vendit rapidement le reste aux enchères.

Sarah n’avait rien prévu pour la maison qu’elle avait transformée pendant trente-huit ans, ni pour les vergers qui l’entouraient. À sa mort, la demeure s’étalait sur plus de six acres et comptait environ cent soixante pièces, dont treize salles de bains et six cuisines. Les plans étaient si confus qu’à chaque décompte, un nombre différent était trouvé. À cause de sa conception, elle fut jugée sans valeur et un investisseur local la remporta aux enchères pour cent trente-cinq mille dollars. Pendant dix ans, il la loua à John et Mayme Brown, qui finirent par l’acheter. En février 1923, cinq mois après la mort de Sarah, la maison ouvrit ses portes au public. Mayme Brown servait de guide lors des visites. L’année suivante, Harry Houdini s’y rendit. Après en avoir fait le tour, la surnomma la Maison du Mystère, un nom qui lui allait lui rester.

Aujourd’hui, le domaine appartient à Winchester Investments LLC, une société privée détenue par les descendants de la famille Brown. Le National Park Service l’a enregistrée comme « une grande habitation bizarre avec un nombre inconnu de pièces ». Tous les vendredis 13, à 13 heures, la grande cloche sonne treize fois en hommage à la mémoire de Sarah Winchester. Plus d’un siècle après sa mort, sa maison n’a pas livré tous ses secrets. En octobre 2016, l’équipe de préservation a annoncé la découverte d’une nouvelle pièce sous les combles, une pièce qui était condamnée depuis le tremblement de terre de 1906. Elle contenait une pompe à orgue, un canapé victorien, un mannequin de couture, une machine à coudre et des tableaux. Elle portait à cent soixante-et-un le nombre de pièces recensées. En mai 2017, au terme de dix mois de restauration, une quarantaine d’espaces cachés ont été ouverts aux visiteurs.

Si l’histoire est des plus intrigantes, elle comporte cependant une part de légende. Certains éléments peuvent être prouvés, mais d’autres ne restent que des rumeurs.

Ceux qui ne sont jamais partis

Fantome escalier winchester

Depuis la mort de Sarah, les histoires se sont multipliées, sur elle comme sur le manoir qui porte son nom. Employés, visiteurs et médiums rapportent des silhouettes étranges, des bruits de pas, des portes et des fenêtres qui claquent, des voix venues du néant, des mains glacées, des lumières inexplicables et des musiques envoûtantes. Le site officiel de la Maison Winchester, qui organise des visites tous les jours, a recueilli d’innombrables témoignages. Loin d’éclaircir l’énigme, elles l’épaississent. En voici quelques extraits.

« Il y a plusieurs années, la chef de bureau de la Maison Winchester traversait le premier étage quand elle remarqua une femme âgée assise sur l’une des chaises de la salle à manger. La femme était petite, habillée de vêtements de l’époque victorienne, elle ne regardait pas vers elle et ne disait rien. Surprise, l’employée demanda au responsable des visites pourquoi personne ne l’avait informée qu’une activité spéciale était organisée ce jour-là, mais l’homme lui répondit que rien de tel n’était prévu. Intrigués, ils se rendirent tous les deux dans la salle à manger, mais il n’y avait personne et la chaise sur laquelle était assise la vieille femme avait été sagement repoussée sous la table. »

Brent Miller, gardien de la Winchester Mystery House entre 1973 et 1981, rapporta qu’en entrant dans une grande pièce vide, baignée d’un silence surnaturel, il avait entendu quelqu’un respirer près de lui. À une autre occasion, il perçut des bruits de pas et d’autres sons dans la chambre que Sarah occupait la nuit de sa mort. Quand il alla l’inspecter, la pièce était vide. Au réveillon du Nouvel An, un de ses amis prit quelques photos avec l’appareil reçu pour Noël. Une fois le film développé, l’un des clichés montrait d’étranges lumières et la silhouette fantomatique de ce qui semblait être un homme au milieu de la pièce. Toutes les autres photos étaient normales.

Chambre sarah winchester
Chambre de Sarah au second étage

Le soir d’Halloween 1975, à minuit, Jeanne Borgen, enquêtrice psychique, tenait une séance de spiritisme dans la chambre de Sarah avec un médium et plusieurs journalistes. Alors qu’elle se promenait dans la pièce, son visage parut soudain vieillir : ses cheveux se parsemèrent de mèches grises, des rides profondes striaient son front. Une douleur incroyable la saisit, elle fut incapable de marcher, comme si elle faisait une crise cardiaque, et s’effondra sur le sol. Peu après, elle reprit conscience, respirait normalement et ne ressentait plus aucune douleur. Elle déclara avoir senti une formidable énergie, mais aucun esprit violent, seulement un fantôme très doux, probablement celui qu’elle avait aperçu quelques jours plus tôt et décrit comme « une sorte de silhouette au visage blanc ».

Un matin de 1982, Allen, employé de la Maison Winchester, découvrit en entrant dans son bureau que la pièce était complètement inondée. Le bureau, la chaise, les papiers, le petit porte-crayon et même le sol en étaient remplis. Pourtant, le plafond, les murs et les affiches accrochées n’étaient pas mouillés, et jamais il ne sut d’où cette eau était venue.

En 1981, la médium Sylvia Browne obtint l’autorisation de passer une nuit dans la maison et s’installa avec son groupe dans la salle où Sarah tenait ses séances. Après la mise en place de l’équipement, une musique d’orgue se mit à résonner, qu’elle seule entendit, mais que le magnétophone enregistra. Plus tard, le groupe aperçut d’étranges lumières mobiles et ressentit des points froids inexpliqués. Dans la chambre de Sarah, deux membres de l’équipe virent de grandes boules de lumière rouge apparaître, exploser et se fondre. À un moment, la médium décrivit un couple qui les regardait avec une « féroce intensité » ; comme ces deux silhouettes portaient des vêtements d’époque, elle supposa qu’il s’agissait peut-être des esprits de M. et Mme Winchester.

« J’ai été guide touristique de 1986 à 1988. Lors de mon dernier jour, alors que je nettoyais la chambre de Mme Winchester, je l’ai remerciée pour avoir construit cette maison car elle m’avait donné mon premier emploi. Puis, comme je me retournais, j’ai senti quelque chose me frôler et quelqu’un m’a embrassée sur la joue. » (1988)

« J’y étais allée un soir d’Halloween, j’avais dix-neuf ans et j’étais superbe dans ma robe de bal argentée. Le guide nous avait dit qu’un froid soudain pouvait indiquer un esprit et, dans la pièce voisine, plusieurs personnes avaient senti quelqu’un leur tirer les cheveux, ce que je trouvais ridicule. Je me tenais contre le mur quand j’ai senti un souffle glacé sur mes épaules, puis plusieurs mèches de mes cheveux ont été arrachées du haut de mon crâne en un mouvement rapide. C’était terriblement douloureux, j’ai crié et regardé autour de moi, mais personne n’agissait de manière inhabituelle. Normalement, je ne crois pas que les fantômes puissent s’en prendre aux gens, mais ce jour-là, quelque chose s’est passé. » (Rhonda, 1995)

« C’est dans la Salle à Manger Vénitienne, à l’heure du dîner, un vendredi 13, que j’ai fait ma première rencontre à la Maison Winchester. Quand nous sommes entrés dans la pièce, mon mari et moi avons entendu la plus belle des voix qui chantait. Ça sonnait italien. Nous ne pouvions pas dire d’où la musique venait, mais le guide m’a juré qu’ils ne passaient jamais de musique enregistrée dans la maison. » (Shelley, 2005)

« J’ai vu un homme en blouse blanche pousser une brouette pleine de charbon. Au sous-sol, il avait une barbe et il poussait une brouette pleine de charbon. J’ai essayé de le montrer à ma sœur et à mes parents, mais il avait disparu. Ils pensaient que j’étais fou. » (Cam, 2012)

L’apparition de cet homme a été signalée par une quinzaine de visiteurs. Quand la photo des employés leur est montrée, tous désignent le même homme aux cheveux noirs, celui de droite.

« J’ai vu un couple de personnes âgées danser. Elles se déplaçaient autour de la piste comme si la Salle de Bal leur appartenait, mais dès que le reste du groupe est entré, elles se sont séparées. Les quelques secondes durant lesquelles j’ai pu les observer étaient les plus excitantes de ma vie. » (Jullian, 2009)

« J’étais dans la cuisine en train de déconner avec mon appareil photo quand quelque chose m’a poussé en avant. Le choc a été tel que j’ai laissé tomber mon appareil, très coûteux, qui s’est brisé en mille morceaux sur le sol. Je me suis retourné immédiatement, mais il n’y avait personne. Conclusion : Sarah Winchester, ou ce qui m’a poussé, me doit un appareil photo ! » (Gerry, 2008)

« Pendant nos vacances au Nevada, ma famille et moi avons visité la Maison Winchester à San Jose. Quand nous sommes entrés dans la cuisine, une odeur de cuisson remplissait l’air. À la fin de la visite, nous avons demandé à notre guide s’ils utilisaient encore la cuisine de la maison, mais elle nous a informés qu’elle n’avait pas été utilisée depuis les années 1980. » (Diane, 2009)

« Je visitais le manoir Winchester et j’ai capturé une image mystérieuse. Je ne connais pas le nom de la salle, mais il y a un miroir. La pièce est simple, elle ressemble à une pièce de stockage. Alors que je prenais une photo de mon petit ami et moi dans le miroir, une troisième personne est apparue. Nous avons regardé tous les membres du groupe, mais personne ne ressemblait à cette apparition. » (Angela, 2009)

« Je ne suis pas une personne superstitieuse et visiter la Maison Winchester un vendredi 13 ne signifiait rien de spécial pour moi, mais quand nous sommes arrivés dans la 13e salle de bains, pendant une brève seconde, elle a semblé en mouvement. Nous avons tous vu quelque chose qui n’était pas humain et nous avons eu peur comme jamais auparavant. Depuis, nous croyons aux esprits. Encore une chose : c’est arrivé à 13 heures. » (Famille Taylor, 2009)

« Je suis une migraineuse et malheureusement, j’ai eu une crise durant la visite. Je n’avais pas mon médicament pour arrêter la douleur à l’époque et cette migraine était si mauvaise que j’en aurais presque pleuré. Alors, j’ai senti quelqu’un m’embrasser et une voix m’a dit : “ Ça va aller ma chérie. Tu vas te sentir mieux. ” Merci Sarah.  » (V. Chan, 2011)

« J’ai amené mes deux filles de onze et huit ans ici aujourd’hui. Au sous-sol, ma plus jeune m’a attrapé la main et, à la façon dont elle l’a fait, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. “ J’entends un bébé qui pleure ”, m’a-t-elle affirmé. Je lui ai dit qu’elle imaginait des choses ; puis nous avons tous entendu le bébé pleurer. Je suis un homme de trente-six ans et j’ai eu sacrément la trouille. » (Scott, 2012)

« J’avais trois ans et je visitais la maison avec ma famille. J’ai toujours été sensible aux esprits. Ma mère fredonnait un air que je n’avais jamais entendu auparavant quand brusquement, j’ai entendu un piano et regardant autour de moi, j’ai vu une belle dame. J’ai demandé à ma mère si elle voyait la belle dame qui faisait la jolie musique. Elle s’est alors arrêtée et m’a demandé de quoi je parlais. Dès qu’il a été au courant de l’histoire, notre guide a appelé son superviseur et il a demandé à ma mère si elle avait vu la dame en question. Ma mère a répondu que non, et qu’elle ne voulait pas la voir. Je n’avais que trois ans mais je me souviens encore de ce jour-là !  » (Edward, 2012)

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Source : site officiel de la Maison Winchester.

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