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Le Cimetière de Stull : la Porte de l’Enfer du Kansas
Cimetière de Stull : un escalier vers l’Enfer, une église qui s’effondre seule, un pape qui détourne son avion… Que cache ce village ?

Aux États-Unis, sous le cimetière de Stull, un village d’une vingtaine d’âmes, s’ouvrirait un passage menant aux Portes de l’Enfer. La légende raconte qu’il tient son nom de ses premiers habitants, qui l’avaient originellement baptisé Skull en raison de leurs penchants pour la sorcellerie, mais si cette histoire est fort séduisante, la réalité est tout autre.
L’Histoire du Cimetière de Stull

Au XIXe siècle, des colons, principalement d’origine allemande et hollandaise, s’installèrent dans le nord-est du Kansas, formant la communauté de Deer Creek. En 1859, les six familles qui la constituaient fondèrent une paroisse. Quelques années plus tard, ayant recueilli suffisamment de fonds, elles firent bâtir une église de pierre et un cimetière sur le terrain gracieusement offert à cette intention par Jacob Hildenbrand. Jusqu’en 1908, les sermons y furent prêchés en allemand.
Le 27 avril 1899, un bureau de poste fut créé à Deer Creek par Sylvester Stull, le fils d’Isaac Stull, le patriarche de la petite communauté. Le bureau fut fermé quatre ans plus tard, mais l’homme donna son nom à l’endroit. En 1907, les paroissiens décidèrent de construire une nouvelle église non loin de la première et, peu après, l’ancienne fut définitivement abandonnée. Selon certaines rumeurs, quand il pleuvait sur le village, aucune goutte ne tombait jamais à l’intérieur de l’ancienne église, même si elle n’avait plus de toit.
Stull n’avait jamais été le théâtre de grandes tragédies, mais, en ce début de XXe siècle, deux drames endeuillèrent la communauté. Un jeune garçon fut retrouvé mort après que son père eut brûlé les herbes de son champ et, non loin de la route qui menait à l’église, surnommée la Devil’s Lane (le Couloir du Diable) pour une obscure raison, un homme qui avait disparu fut découvert, pendu à la branche d’un arbre.
Dans les années 1920, des plans visant à construire une banque et des chemins de fer furent abandonnés, laissant la localité à sa quiétude. À cette époque, si sa réputation restait encore à faire, Stull connaissait néanmoins quelques histoires de hantise et de sorcellerie, et l’on racontait qu’un vieux crucifix de bois vermoulu accroché au mur de l’église abandonnée se retournait parfois quand quelqu’un traversait la bâtisse au milieu de la nuit.
Dans les années 1960, les racines du grand arbre qui poussait dans le cimetière s’étendaient aux tombes les plus proches, soulevant les pierres et se mêlant aux sépultures. Parmi elles se trouvaient celles de Bettie et Frankie Thomas, mortes toutes les deux en 1879. Les deux femmes passaient pour des sorcières et étaient réputées avoir pratiqué des rituels satanistes au sein même du cimetière.
En 1969, les étudiants de Topeka, une ville voisine qui partageait le même code postal que Stull, le fameux 666, tenaient pour certain que l’église sur la colline avait été incendiée par des satanistes qui célébraient des messes noires dans ses sous-sols.
Le 5 novembre 1974, le journal étudiant University Daily Kansan publia un article intitulé « Legend of Devil Haunts Tiny Town », « La Légende du Diable hante une petite ville ». Il était signé par une étudiante, Jain Penner, et relatait plusieurs phénomènes étranges soi-disant observés dans le cimetière de Stull. Des témoins racontaient leurs expériences surnaturelles, assurant que cet endroit était l’un des deux sur Terre où le Diable se présentait deux fois par an, lors de l’équinoxe du printemps et durant la nuit d’Halloween, sous sa forme terrifiante et majestueuse.
Une étudiante de première année de Bonner Springs expliquait que sa grand-mère lui avait dit que le Diable s’y invitait chaque année pour Halloween et qu’elle l’avait amenée visiter le site quand elle avait dix ou onze ans. Elle en avait été tellement effrayée que jamais elle n’avait pu l’oublier. De nombreux autres étudiants assuraient connaître une histoire selon laquelle un certain maire de Stull avait passé un pacte avec le démon, l’autorisant à apparaître dans les limites du village en échange de quelques faveurs.
Dans une autre version de cette même histoire, le maire avait été assassiné par un garçon d’écurie au début des années 1850. Le meurtre avait eu lieu dans une vieille grange, exactement à l’endroit où avait été construite, quelques années plus tard, l’église qui devait être ravagée par les flammes. Il ne s’agissait peut-être que de contes, car en 1850, avec ses six familles, Stull ne comptait pas assez d’habitants pour avoir un maire, même si le narrateur avait pu employer ce terme pour désigner, tout simplement, le chef du village.
Selon un autre récit, une sorcière avait été brûlée dans l’église après avoir mis au monde l’enfant du démon. Cet enfant, qui présentait l’aspect d’un loup-garou, rôdait toujours autour de la localité, se manifestant durant certaines nuits de l’année. L’article soulignait également que le cimetière de Stull était à l’origine de nombreux récits dans la région, dont certains se transmettaient de génération en génération depuis plus d’un siècle.
Quelque temps plus tard, des promeneurs rapportèrent avoir perdu la mémoire durant plusieurs heures dans le cimetière, d’autres assurèrent avoir été attrapés par d’invisibles mains glacées à l’approche de la vieille église, et ces nouveaux témoignages vinrent renforcer les précédents. Une hypothèse concurrente fut alors avancée : ces manifestations n’étaient pas l’œuvre du diable, mais celle d’extraterrestres, sans toutefois connaître le même succès. Puis, comme le phénomène prenait de l’ampleur, le pasteur de l’église de Stull s’associa avec le professeur d’anthropologie de l’Université du Kansas pour démentir ces récits, mais personne ne parut les entendre.
Le 20 mars 1978, une foule de 150 personnes, pour la plupart des étudiants de l’Université du Kansas, envahit le cimetière, espérant apercevoir le diable et sa suite, car le Malin n’était pas censé venir seul. En effet, la rumeur voulait que les défunts ayant succombé à une mort violente, tout comme les sorciers, se relèvent de leurs tombes à minuit précis et dansent avec Satan. Cette nuit-là, aucun esprit, démoniaque ou non, ne daigna se montrer, mais un homme jura qu’un vent sinistre s’était levé alors qu’il visitait l’église, éteignant sa chandelle et l’empêchant de bouger.
En 1980, la presse nationale s’empara de l’histoire du cimetière de Stull et la transforma à sa guise. Selon un journal, le diable amenait avec lui, lors de sa venue, tous ceux qui avaient connu une mort violente dans le monde ; selon un autre, le démon retournait à Stull la première nuit de l’été afin de visiter la tombe d’une sorcière, celle de son fils, etc.
Ces articles étaient souvent agrémentés de photographies, présumées prises dans le cimetière. Ainsi, sur l’une d’entre elles, se distinguait la silhouette d’un loup-garou, censé être le fils de la sorcière et du démon, mais dont les traits évoquaient un acteur masqué.
Si la plupart de ces histoires furent rapidement oubliées, l’une d’entre elles, qui soutenait que le cimetière abritait en vérité l’un des « sept portails pour l’Enfer éparpillés autour du monde », se transforma en mythe. Selon elle, quelque part dans les sous-sols de l’église en ruines, une volée de marches s’enfonçait dans les ténèbres et menait tout droit aux portes du monde des damnés. Bien évidemment, personne ne savait vraiment où se trouvait l’entrée de ce passage. Certains la disaient juste sous le bâtiment, d’autres la situaient derrière l’église, d’autres encore la croyaient dissimulée sous une certaine tombe, celle de Geneva Stull, morte en 1920.
Les récits précisaient également que, pour ceux qui descendaient l’escalier, ou quelques marches de celui-ci, le temps ne s’écoulait pas au même rythme. Les malheureux pouvaient ainsi penser avoir passé quelques minutes dans le souterrain, mais, à leur sortie, ils s’apercevaient que des jours, des semaines ou même des années s’étaient écoulés dans le monde des mortels. Bientôt, de nombreux experts du paranormal prétendirent avoir trouvé l’escalier pour l’Enfer, donnant de vagues indications quant à son emplacement.
En 1988, durant la nuit d’Halloween, plus de cinq cents curieux se rassemblèrent au cimetière de Stull, espérant voir Satan surgir des Enfers, puis ils abandonnèrent les lieux dans un terrible état. L’année suivante, ils étaient si nombreux que la police de Douglas décida de poster des agents tout autour du site afin d’empêcher les chasseurs de fantômes amateurs d’y entrer. Cette nuit-là, cinq ou six cents d’entre eux furent arrêtés et verbalisés.
Deux ans plus tard, le journal étudiant publia un article sur les amendes et la dégradation du cimetière, estimant que le vrai mal était le vandalisme. Celui-ci devenait un problème croissant pour la communauté, sans même parler des deux fameuses nuits où le diable était supposé apparaître : tout au long de l’année, des apprentis sorciers pénétraient dans la vieille église afin de s’y livrer à des pratiques occultes. Les murs étaient couverts de graffitis, et des canettes de bière et des emballages de fast-food jonchaient le sol de ce qui aurait dû être un endroit paisible.
L’humeur des villageois se mit alors à changer, passant de l’amusement à une furieuse colère. Plusieurs déclarèrent que ces récits démoniaques ne faisaient pas partie du folklore régional et qu’ils ne voulaient plus entendre parler d’enquêteurs du surnaturel. Le cimetière fut ensuite clôturé et des panneaux furent installés près du site, indiquant aux éventuels amateurs de sensations fortes qu’ils n’étaient pas les bienvenus.
Ces déclarations n’arrêtèrent en rien les journaux, qui publièrent de nouveaux récits, plus extraordinaires encore. Le Kansas City Times publia un article affirmant que, selon une légende locale, les premiers colons de Stull pratiquaient la magie noire et comptaient parmi eux des descendants des sorcières qui avaient fui Salem en 1692. Il ajoutait que les fidèles de Satan avaient été pendus au grand pin et qu’en pénitence de leurs pratiques occultes, les villageois avaient construit l’église sur la colline, qui avait ensuite été dévastée par le feu.
Puis la rumeur voulut que les vieilles ruines soient possédées par des esprits démoniaques et que la date habituellement gravée au-dessus de la porte d’entrée ait été mystérieusement effacée. Les habitants nièrent ces allégations, mais de nombreux étudiants de plusieurs universités s’empressèrent de les confirmer, assurant connaître d’anciennes histoires sur Stull, tenues de leurs grands-parents. Ces légendes furent alors reprises dans des magazines spécialisés, aggravant la sinistre réputation du village.
D’après le magazine Time, en 1993, à l’occasion d’une visite en Amérique, alors que le pape Jean-Paul II volait vers le Colorado où il désirait donner une messe, il demanda à ce que son avion contourne l’est du Kansas, évitant ainsi de survoler Stull. Officieusement, on chuchota que le Saint-Père ne voulait pas passer au-dessus des terres impies où se trouvait l’entrée menant aux régions infernales. Peut-être n’était-ce qu’une rumeur, mais peut-être le pape savait-il quelque chose que tout le monde ignorait.
Le 30 octobre 1998, la veille d’Halloween, les villageois firent couper le vieil arbre qui était supposé avoir servi de potence lors de la pendaison des sorcières, déclarant qu’il était mort pendant l’été. L’année suivante, les envoyés d’un journal local et d’une chaîne de télévision demandèrent l’autorisation de réaliser un reportage dans le cimetière le soir d’Halloween, et l’obtinrent. Mais, étrangement, à 23 h 30, seulement trente minutes avant que la porte présumée de l’Enfer ne s’ouvre, un inconnu se présenta, se disant envoyé par le propriétaire, et demanda au shérif de faire partir les journalistes, qui quittèrent les lieux sans protester. Pour certains, cet incident confirma ce dont ils se doutaient déjà : la légende de Stull était vraie, les villageois le savaient et ils tentaient de le dissimuler.
Au début des années 2000, la vieille église fut frappée par la foudre, qui ouvrit une grande fissure sur l’un de ses murs. Malgré la vigilance des patrouilles de nuit, son état se dégrada au fil du temps. Elle se remplissait de mégots, de canettes, de tessons de bouteille, etc. Les villageois se refusaient à la détruire, certains y étant attachés, d’autres craignant de donner plus de poids encore aux rumeurs. Un jour de mars 2002, sans que personne ne sache comment, elle s’effondra, ne laissant qu’une pile de décombres.
Le major Wiess, copropriétaire du terrain avec deux autres villageois, jura qu’il n’avait pas ordonné sa destruction et tous les voisins affirmèrent n’avoir rien remarqué, sauf l’une d’entre eux, Jessi Troxel, qui habitait près du cimetière. Elle déclara que le mur ouest avait cédé quelques semaines auparavant, après qu’une tempête eut soufflé sur la région. Quinze jours plus tard, le bâtiment était toujours debout, mais un après-midi, elle s’était allongée pour faire une sieste et, quelques heures plus tard, il n’était plus qu’un tas de gravats. Personne ne sut jamais ce qui s’était vraiment passé : l’affaire resta un mystère.
La destruction de l’église fut un véritable soulagement pour quelques habitants qui espéraient secrètement que l’engouement pour leur cimetière disparaîtrait avec elle. Malheureusement, ce ne fut pas le cas, bien au contraire. Pour beaucoup de jeunes de la région, les habitants de Stull niaient l’existence de phénomènes paranormaux car ils voulaient être tranquilles. Ils craignaient de voir des adolescents bruyants envahir leur village et saccager les tombes. En fait, ils essayaient de protéger leurs secrets. Mais des secrets, ils en avaient.
Les Phénomènes Récents

De nos jours, le cimetière de Stull comprend une centaine de sépultures, les ruines de l’ancienne église, un escalier présumé vers le royaume des damnés et deux grands cèdres. La légende raconte qu’autrefois, ces arbres faisaient partie d’un ensemble de cinq qui dessinaient un pentagramme et que les deux encore debout restent les détenteurs d’anciens pouvoirs obscurs. À la nuit tombée, des grattements, des claquements et des voix se feraient entendre, souvent celle d’une vieille femme, et parfois, des enfants fantomatiques joueraient entre les tombes. Derrière les ruines de l’église, des bruits « étranges et terribles » troubleraient le silence, et les batteries connaîtraient de sérieux problèmes.
L’escalier en question se trouverait derrière les ruines de l’ancienne église, sur le côté droit, mais il serait dissimulé par un panneau recouvert d’herbes folles, ce qui le rendrait particulièrement difficile à discerner. Les plus téméraires auraient tenté de suivre le passage, sans jamais en voir le bout. Selon l’un des témoins, après avoir descendu les marches pendant quarante-cinq minutes, les membres du petit groupe auraient décidé de faire demi-tour, mais quatre minutes seulement leur auraient suffi à regagner la surface. En sortant du souterrain, ils auraient rencontré huit hommes qui venaient de vivre la même expérience, mais, curieusement, les deux groupes ne se seraient pas croisés. Différentes équipes d’enquêteurs du paranormal affirment d’ailleurs avoir découvert des marches qui ne mènent… nulle part. Plus largement, les visiteurs seraient victimes de distorsions spatio-temporelles : certains auraient passé de nombreuses heures dans le cimetière sans en garder aucun souvenir.
Les amateurs de sensations fortes ne cherchent pas seulement l’entrée de l’Enfer, mais aussi la tombe du fils du Diable, qui serait enterré là, quelque part sous une pierre anonyme. Selon une variante plus détaillée de son histoire, l’enfant de la sorcière était né hermaphrodite, avec de longs cheveux roux et une double dentition. Durant son enfance, le malheureux avait passé ses journées enchaîné sous la maison, se nourrissant des restes qui lui étaient jetés, puis, un jour, alors qu’il était âgé d’une dizaine d’années, il avait mâché sa main gauche, ce qui lui avait permis de s’échapper. Le jeune garçon avait traversé le village, massacrant tous ceux qu’il rencontrait, et onze mois plus tard, après une nouvelle hécatombe, un agriculteur isolé avait mis fin à ses tourments. Les nuits d’équinoxe, de maléfiques créatures, des orbes et des lumières apparaîtraient au-dessus de sa sépulture, que certains s’obstinent à chercher.
Le cimetière est réputé maudit et ceux qui osent fouler sa terre impie verraient leur existence à jamais transformée. Kathy M., une enquêtrice du paranormal du Tennessee, a déclaré que le cimetière avait détruit sa vie et que la malchance s’acharnait sur elle et sur les membres de son équipe depuis qu’ils l’avaient visité en 2008. Son témoignage a été confirmé par d’autres groupes, qui ont eux aussi rapporté avoir été cruellement affectés après avoir enquêté sur le cimetière de Stull. Divorces, maladies aussi soudaines qu’inexplicables, morts subites, pertes d’emploi, accidents de voiture, rien ne leur aurait été épargné. Certains auraient sombré dans la folie et d’autres auraient même failli perdre leur âme.
Son histoire a depuis largement dépassé les frontières du Kansas. Elle a inspiré plusieurs œuvres de fiction, notamment le film Nothing Left to Fear, réalisé par Anthony Leonardi III et sorti en 2013, ainsi qu’un court métrage intitulé Stull. Elle a également trouvé un écho dans la culture populaire à travers la série télévisée Supernatural. Lors de la cinquième saison, la bataille finale se déroule en effet à proximité de la porte des Enfers, dans le cimetière de Stull. Ce choix n’est pas anodin : les frères Winchester sont originaires de Lawrence, une ville universitaire située à proximité du cimetière. En reprenant ce lieu chargé de légendes et le mythe des portes de l’Enfer, la série a contribué à faire connaître le cimetière auprès d’un nouveau public, renforçant ainsi sa place dans l’imaginaire collectif.
En 2010, l’University Daily Kansan a publié un article pour « dissiper le mythe ». Trois ans plus tard, la légende a circulé sur les réseaux sociaux quand Ariana Grande, lors de sa première tournée, est passée par Lawrence et a raconté ce qu’elle avait vu lors de sa visite du cimetière de Stull. Son histoire a fait les titres nationaux, selon le Kansas City Star. Voici un passage de l’interview originale publiée dans le magazine Complex le 6 novembre 2013.
Complex : As-tu déjà vu un extraterrestre ?
Ariana Grande : Non, mais j’ai vécu une expérience avec un fantôme ou un démon. Nous étions à Kansas City quelques semaines auparavant et nous avions visité un château hanté. Nous étions vraiment enthousiastes. Le lendemain soir, nous voulions aller au cimetière de Stull, qui est connu comme l’une des sept portes de l’enfer sur Terre. Le pape ne volerait pas au-dessus de cet endroit…
Complex : J’adore que tu connaisses cette histoire. Continue.
Ariana Grande : J’ai ressenti une sensation de négativité absolument horrible et écrasante dans toute la voiture. Nous avons senti une odeur de soufre, ce qui est un signe de démon, et il y avait une mouche dans la voiture, apparue de nulle part, ce qui est également un signe de démon. Je me suis dit : « C’est effrayant, partons. »
Avant de partir, j’ai baissé la vitre et j’ai dit : « Nous sommes désolés. Nous ne voulions pas troubler votre paix. » Ensuite, j’ai pris une photo et il y avait trois visages extrêmement distincts dessus. C’étaient des visages de démons, exactement comme ceux décrits dans les livres.
Complex : Montre-nous la photo.
Ariana Grande : Je l’ai supprimée. Le lendemain, j’ai essayé de l’envoyer à mon manager et le téléphone m’a indiqué : « Ce fichier ne peut pas être envoyé, il fait 666 mégaoctets. » Je ne plaisante pas. J’avais auparavant un dossier appelé « Demons » qui contenait des photos et des captures d’écran, mais des choses étranges ont commencé à m’arriver, alors je l’ai supprimé.
Elle a ensuite raconté ce qui lui était arrivé une fois de retour chez elle.
Complex : Quelles choses étranges ?
Ariana Grande : Il y a environ deux semaines, j’allais m’endormir. Je venais de raccrocher le téléphone et, dès que j’ai fermé les yeux, j’ai entendu un grondement extrêmement fort juste à côté de ma tête. Quand j’ouvrais les yeux, il s’arrêtait immédiatement. Mais quand je les refermais, il recommençait, accompagné de chuchotements. Chaque fois que je fermais les yeux, je voyais des images vraiment perturbantes, avec des formes rouges. J’ai alors repris mon téléphone et j’ai dit : « J’ai vraiment peur et je ne veux pas aller dormir ce soir. » Je me suis déplacée sur le côté gauche de mon lit, parce que c’est là que je captais le mieux le réseau dans ma chambre, et il y avait une énorme masse noire juste à côté de moi.
Complex : Quoi ?!
Ariana Grande : C’était comme un nuage de quelque chose de noir, juste à côté de moi. J’ai commencé à pleurer. J’étais au téléphone et je disais : « Qu’est-ce que je dois faire ? Qu’est-ce que je dois faire ? » On m’a répondu : « Dis-lui de dégager. »
Mais je me suis dit que je n’allais pas faire ça, parce que ça risquait de l’énerver. J’allais simplement rester calme et ne pas entrer dans son jeu, parce que tout ce qu’il voulait, c’était la peur. Il se nourrissait de la peur. Je l’ai regardé se déplacer vers le pied de mon lit, puis je me suis endormie en restant au téléphone. À mon réveil, il avait disparu.
La nuit suivante, mon amie Tyler dormait chez moi. Elle m’a dit qu’en essayant de s’endormir, elle avait eu l’impression que son corps était presque paralysé et elle a décrit exactement la même chose que celle que j’avais vue.
Au grand désespoir des habitants de Stull, consternés par l’état du cimetière, dont de nombreuses pierres tombales ont été brisées, certaines ayant même été dérobées par des individus peu scrupuleux, l’endroit reste très fréquenté par les curieux et les amateurs du paranormal. Alors qu’ils se trouvaient à Stull, d’infortunés visiteurs auraient été pourchassés par des camionnettes pendant des kilomètres, jusqu’à être contraints de quitter le village, ce qui laisserait penser que les habitants voulaient vraiment cacher quelque chose. À la suite de leurs expériences, des enquêteurs du paranormal ont donné des recommandations. Le cimetière se trouvant sur une propriété privée, ils conseillent d’éviter les patrouilles de police, qui passent toutes les heures ou toutes les deux heures, d’emporter des lampes de poche, de nombreuses piles de rechange, ainsi qu’« un téléphone cellulaire au cas où le Diable essayerait de vous emporter en Enfer avec lui ».
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