The Paranormal Diaries: Clophill, l’Histoire de l’Église de Clophill

En 2014, le film The Paranormal Diaries: Clophill, de Kevin Gates et Michael G. Bartlett sortait sur les écrans. S’il n’a pas laissé un souvenir impérissable dans les mémoires, ce film s’inspire néanmoins d’une vraie histoire, celle de l’église de Sainte-Mary, à Clophill, qui fut le théâtre au début des années 1960 de rituels de magie noire. Depuis de nombreuses années, cette église abandonnée est réputée pour ses phénomènes surnaturel et de nombreux  chasseurs de fantômes s’y réunissent chaque nuit pour tenter d’apercevoir quelque âme en peine.

L’Histoire

L’Église de Clophill en 1900

Le village de Clophill, en Angleterre, était autrefois situé en haut d’une colline, la Colline de la Souche de l’Arbre, et il s’étalait autour de la vieille église paroissiale. Malheureusement, en 1349, une terrible épidémie de peste noire tua la plupart des habitants et Clophill devint un village fantôme. Peu de temps après, tous les bâtiments furent brûlés et le village reconstruit en bas de la colline, où il se trouve toujours actuellement. Les premières mentions d’une église à cet endroit datent de 1140, lorsque Robert de Albini, qui appartenait à l’ordre des templiers, donna le bâtiment et deux vergés au prieuré de Beaulieu. Apparemment, un hôpital pour lépreux s’y trouvait également. Mais en 1820, l’église devint trop petite pour la communauté. Des plans pour l’agrandir furent alors envisagés mais le recteur tomba malade et mourut en 1843, avant même que les travaux ne soient commencés. Son successeur, pensant que l’église devait se trouver au centre du village, en fit alors construire une nouvelle, qui fut consacrée en 1848. Après que son chœur, ses galeries, sa porte et ses deux cloches aient été enlevées, l’ancienne église fut transformée en chapelle mortuaire pour le cimetière tout proche, qui avait l’abominable réputation de servir de source d’approvisionnement aux voleurs de corps. En 1854, la pauvre petite église, comme la désignaient certains, avait été complétement abandonnée mais comme elle présentait un intérêt historique, quelques années plus tard elle fut néanmoins rénovée. Puis, le plomb du toit ayant été volé en 1958, l’édifice tomba en ruines.

L’église Sainte-Mary était orientée d’une étrange manière ce qui poussait certains à penser qu’elle était destinée à la magie noire. En fait, elle était juste tournée vers Jérusalem, comme de nombres églises britanniques, mais beaucoup l’ignoraient. De plus, des rumeurs insistantes rapportaient qu’elle avait été construite sur une ancienne léproserie, ce qui assombrissait encore sa sinistre réputation. Le 16 mars 1963, un homme et une femme qui passaient dans une rue de Clophill remarquèrent deux jeunes garçons, Duncan Stein et Calvin Smith, qui jouaient avec un crâne humain. Intrigués, ils demandèrent aux garçons où ils l’avaient trouvé et ils leur répondirent qu’ils l’avaient ramassé dans l’église de Sainte-Mary, où il était posé sur une pointe de fer coincée dans un mur. Quelques minutes plus tard, le recteur du village, le révérend Lewis Barker, était alerté et il se rendit immédiatement sur les lieux. Des graffitis sataniques et des croix de Malte rouges, supposément tracés avec du sang animal, recouvraient les murs intérieurs de l’église abandonnée où avait été dressé un petit autel improvisé. Sur cet autel, des os humains, un sternum, un bassin et des os de jambes, avaient été disposés en cercle selon un rituel de messe noire et se dressait encore le piquet métallique sur lequel avait été planté le crâne que les jeunes garçons avaient emporté. Un peu partout dans la pièce, sur les vieilles pierres glacées du sol de l’église, étaient dispersés les plumes et les restes d’un coq, probablement offert en sacrifice.

Ossements de Jenny Humberstone

Le prêtre remarqua également que six tombes avaient été profanées, uniquement des tombes de femmes, et que les os retrouvés avaient été prélevés de la tombe de Jenny Humberstone, morte en 1770 à l’âge de 22 ans, qui était la femme, ou la fille, personne n’en était sur, de l’apothicaire. Cette découverte ne surprit pas spécialement le révérend Barker qui savait que les adorateurs de Satan utilisaient principalement des femmes lors de leurs cérémonies. D’après son sacristain, les adeptes cherchaient probablement, dans ce cas précis, à prouver leur adoration envers le diable. Le lendemain, la presse annonça qu’un rituel sataniste s’était tenu dans l’église abandonnée de Clophill et de nombreux journalistes envahirent le village, suivis d’une multitude de curieux et de quelques satanistes amateurs. Cet afflux soudain de visiteurs provoqua, bien évidemment, de nombreux incidents. Quelques jours plus tard, de nouvelles tombes furent retrouvées ouvertes, dont celle de Jenny. Comme ses os n’avaient toujours pas retrouvé leur place, les profanateurs, probablement frustrés, s’étaient acharnés sur son cercueil vide, le réduisant en morceaux. Suite à ce nouvel incident, les autorités décidèrent de faire enlever toutes les tombes qui se trouvaient encore à l’extérieur du cimetière et de les placer à l’intérieur.

Lewis Barker

Peu de temps après, la fille du révérend Barker fut heurtée par une voiture dans les environs de Shefford et malheureusement elle en mourut. Le comportement du prêtre, qui souffrait atrocement de cette perte, commença alors à changer puis brusquement il sembla sombrer dans la folie, persuadé que d’immondes créatures, celles qui avaient participé à l’ignoble rituel de l’église Sainte-Mary, le surveillaient sans cesse. Selon ses propres aveux:  » Tout le temps j’étais hanté par la crainte que les goules responsables de ce terrible événement soient en train de me regarder. Je craignais moins qu’elles ne profanent et ne violent l’église une nouvelle fois.  » Par la suite, il s’avéra que le révérend avait voulu enterrer les restes de Jenny Humberstone à plusieurs reprises mais qu’en ayant été empêché à chaque fois, il avait fini par les cacher. Étrangement, durant les quelques jours où ces ossements étaient restés en sa possession, il avait eu l’impression que quelque chose le surveillait, quelque chose de terriblement mauvais qui cherchait à lui nuire.

Le 23 mars, les restes de Jenny retournèrent dans leur tombeau mais le 2 avril, il avait déjà été vandalisé à deux reprises. La vieille église était alors devenue une attraction nocturne pour tous les adolescents en mal de sensations fortes et jamais les livres de magie noire n’avaient jamais connu un tel succès dans la région. Le 9 avril, la découverte de 6 têtes de vaches et de celle d’un cheval vint alimenter les passions et les visiteurs se firent plus nombreux encore. Au cours des deux ans qui suivirent, de nouvelles manifestations satanistes purent être observées, aussi bien à Clophill que dans des villages environnants. Des symboles peints sur le porche d’une église furent également signalés à Bramber, dans le Sussex, puis un pentagramme et un cœur de mouton percé de treize épines furent retrouvés dans l’église de Saint-Clément, à Leigh-on-Sea.

En juin 1969, au cours de la nuit de la Saint-Jean, l’église et le cimetière furent une nouvelle fois victimes de profanation. Cette date correspondait au solstice d’été et elle conduisit certains à penser que des sorcières étaient probablement responsables de ce désastre. Les jours suivants, le prêtre décida de monter la garde au cimetière, mais après plusieurs nuits à veiller, comme rien ne se passait, il finit par abandonner. Mais à peine avait-il arrêté que les vandales se manifestaient une nouvelle fois, dérangeant de nombreuses tombes sans voler aucun corps. La même année, pour Halloween, le révérend Barker prit sa retraite et s’installa dans une maison isolée à proximité d’Hitchin. A cette occasion il déclara que depuis les événements de 1963, il avait retrouvé des tombes fracassées un certain nombre de fois, et que des traces de rituels avaient été régulièrement découvertes. En 1975, de nouvelles tombes furent éventrées, les cercueils qu’elles abritaient vidés de leur contenu et les os dispersés, apparemment au hasard, sur le sol de l’église abandonnée. Ce fut la dernière profanation importante signalée à l’ancienne église de Clophill.

La Hantise

Les habitants de Clophill pensent que l’église Sainte-Mary est hantée par un fantôme du nom de Sophia, que beaucoup aurait aperçu et dont le cercueil dissimulé aurait été découvert par George, un mécanicien de l’aviation de la Première Guerre mondiale, alors qu’il arpentait le cimetière, à la recherche de la tombe de l’un de ses amis. Un jour, un visiteur et son épouse photographiaient l’église quand brusquement, une silhouette vêtue de blanc, qui semblait regarder vers la nerf, apparut à l’une des fenêtres. Une fois à l’intérieur, ils constatèrent avec stupéfaction que la fenêtre en question se trouvait à deux mètres au-dessus du sol et que personne ne se trouvait dans l’église.

La légende raconte que des lueurs rougeoyantes peuvent être observées dans les ruines de le vieille église et que d’étranges brouillards noirs flottent autour de la tour. Parfois, un moine laisserait percevoir sa silhouette encapuchonnée et un cheval blanc remonterait l’allée, s’enfuyant devant quelque danger invisible. Ces apparitions d’un autre monde se retrouveraient sur les photos et les films que prennent les amateurs du paranormal qui viennent régulièrement rôder près de l’église. Durant la nuit d’Halloween, ils seraient tellement nombreux à envahir Clophill que plus de cent personnes se retrouveraient parfois réunies près des ruines, cherchant désespérément quelque signe de l’Au-delà. J’aime à penser qu’à cette occasion les esprits fuient toute cette agitation et se réfugient en d’autres endroits plus paisibles.

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