La Prison de Mansfield

Mansfield Reformatory

De 1896 à 1990, la prison de Mansfield hébergea 154 000 détenus puis ses portes se refermèrent et le vieux bâtiment fut abandonné aux courants d’air et aux rats. Alors des bruits de pas retentirent dans les couloirs, des chuchotements s’élevèrent des cellules vides, des ombres surgirent des ténèbres et il devint évident que certains qui avaient été enfermés là n’en étaient jamais repartis.

L’Histoire du Mansfield Reformatory

La Prison de Mansfield

En 1867, il fut décidé qu’une prison intermédiaire serait construite à Mansfield, dans l’Ohio, qui recevrait les primo-délinquants trop âgés pour être envoyés à la maison de redressement de Lancaster mais trop jeunes pour côtoyer les hommes endurcis du pénitencier de Columbus. La ville de Mansfield débloqua 10 000 $ pour acheter une petite parcelle du terrain qui avait servi de camp d’entrainement pour les soldats de la guerre civile, et l’état se porta acquéreur des 150 acres restants pour 20 000$. La première pierre de l’édifice fut posée le 4 novembre 1886, et ce fut l’occasion d’une grande fête pour tous les habitants de la ville. Plus de 15 000 personnes se déplacèrent pour assister à cet événement, formant un défilé qui partait de Mansfield et qui, portant drapeaux et banderoles, finissait sur le site de construction. Un certain nombre de personnalités étaient également présentes, parmi lesquelles JB Foraker Roeliff Brinkerhoff, l’homme qui était l’instigateur de ce projet.

Levi T. Scofield, l’architecte qui avait été embauché pour concevoir les plans de la prison, s’était inspiré d’esquisses de châteaux allemands et il espérait que son esthétisme encouragerait les détenus à un renouveau spirituel. Un autre architecte célèbre, FF Schnitzer, en supervisa la construction, qui devait couter 1,3 millions de dollars mais qui connut tellement de problèmes de financement qu’il fallut dix ans pour la terminer. Le nouveau pénitencier était magnifique, il ressemblait à un château, et le gouverneur en fut tellement satisfait qu’il remit une médaille à M. Schnitzer lors d’une somptueuse cérémonie.

L’Ohio State Reformatory ouvrit officiellement ses portes le 17 septembre 1896, et 150 jeunes prisonniers y furent transférés, qui venaient tous du pénitencier de Columbus. Le jour de leur départ, une grande foule se rassembla sur le chemin qui allait la prison à la gare et les détenus, enchantés de voir l’attention soudaine dont ils bénéficiaient, plaisantèrent avec les curieux rassemblés là, acceptant en riant les cigares que certains leur tendaient. Une fois à Mansfield, où un train les amena, ils furent reçus avec le même enthousiasme et les habitants de la ville les applaudirent lorsqu’ils furent déchargés au nord-ouest de la prison pour être amenés dans leurs cellules respectives. Comme l’établissement n’était pas véritablement terminé, il ne le fut qu’en 1910, à leur arrivée les détenus furent aussitôt employés à travailler au système d’égouts et au mur de pierre de 7m50 de haut qui devait entourer le complexe.

Les Débuts de la Prison
Les Débuts de la Prison

Certains des hommes qui étaient incarcérés à Mansfield recommençaient leurs activités criminelles dès qu’ils sortaient de prison mais d’autres ne s’arrêtaient jamais, trouvant le moyen de monter de petites entreprises lucratives depuis leur cellule. Le 21 août 1921, deux détenus, King Williams, 18 ans, et John Kmetz, 17 ans, furent pris sur le fait alors qu’ils mettaient la touche finale à un faux billet de cinq dollars. Un homme de confiance avait prévenu le surintendant que les jeunes prisonniers fabriquaient de faux billets qu’ils remettaient ensuite à certains des gardiens, lesquels se chargeaient de les écouler dans la région. A la fin de l’année, les deux hommes bénéficièrent d’une remise en liberté conditionnelle mais les autorités fédérales les attendaient, et immédiatement interpellés ils retournèrent en prison pour contrefaçon.

Le pénitencier de Columbus possédait sa propre chaise électrique, que les prisonniers surnommaient la Vieille Étincelle et qui servit un certain nombre de fois à exécuter des détenus de la prison de Mansfield. Le 2 novembre 1926, Phillip Orleck, qui était en liberté conditionnelle, retourna à la prison pour aider l’un de ses amis à s’évader. La tentative échoua mais lors de l’opération il abattit un garde qui se trouvait devant la porte ouest. Arrêté deux mois plus tard, il fut condamné à mort l’année suivante. En octobre 1932, une douzaine de prisonniers qui cherchaient à s’enfuir assassinèrent Frank Hanger, un gardien de 48 ans, en le frappant sauvagement avec une barre de fer. Trois ans plus tard, deux des hommes, Chester Probaski et Elza Chandler, furent exécutés pour ce crime.

Frank Hanger et Elza Chandler
Frank Hanger et Elza Chandler

Le pénitencier disposait de 1000 cellules, il avait été prévu pour recevoir 2000 hommes, mais dans les années 1930 il était déjà surpeuplé et des voix s’élevaient qui accusaient les autorités carcérales d’imposer des conditions de vie inhumaines aux détenus.

Au cours de l’été 1948, la prison connut son histoire la plus sordide, qui fut surnommée Les 13 Jours de Terreur par la presse. Le 10 juillet, deux détenus, Robert Daniels et John West, qui étaient en liberté conditionnelle pour bonne conduite depuis quelques jours, assassinèrent Earl Ambrose, le propriétaire d’une taverne de Columbus, et le lendemain ils recommencèrent, tuant Frank Frech, un organisateur de voyages touristiques pour personnes âgées. Après ces deux meurtres, ils volèrent une automobile et se rendirent directement à la prison de Mansfield. Ils cherchaient l’un des gardes,  » Red  » Harris, mais comme ils ne le trouvaient pas vers 01h30 les deux hommes frappèrent à la porte de la maison de John Niebel, gardien lui-aussi, et lui expliquant que leur voiture était tombée en panne, ils lui demandèrent s’ils pouvaient utiliser son téléphone. M. Niebel les laissa rentrer sans se méfier puis Robert Daniels sortit une arme et brusquement, le malheureux gardien les reconnut.

John Niebel et sa Famille
John Niebel et sa Famille

Pendant que West tenait un pistolet braqué sur lui, son partenaire monta chercher Nolana, la femme de M. Niebel, et Phyllis, leur fille de 20 ans, et il les obligea à descendre. Les deux hommes forcèrent ensuite la famille à monter dans une automobile gris clair, puis ils leur firent traverser Mansfield avant de prendre la route de Flemings Falls. Comme ils voyageaient, Daniels demanda aux otages d’ôter tous leurs vêtements, puis il les jeta par la fenêtre. La voiture s’arrêta sur le bord de la route, et la famille fut conduite dans un champ isolé, qui allait devenir l’endroit de leur mort. Daniels les fit avancer à travers les épis de maïs puis, estimant qu’ils se trouvaient à une distance suffisante de la route, il les obligea à s’aligner côte à côte et leur tira une balle dans la tête avec un vieux Mauser automatique.

Une fois leur massacre accompli, les deux hommes s’éloignèrent du champ et craignant que quelqu’un n’ait remarqué leur véhicule, ils l’abandonnèrent un peu plus loin. Quelques heures plus tard, ils abattirent d’une balle dans la tête James J. Smith, un jeune agriculteur qui venait tout juste de se marier parce qu’il refusait de leur donner son permis de conduire, puis le corps d’Orville Taylor, un chauffeur de camion de Niles, dans le Michigan, fut retrouvé dans un parc en bordure de la route près de la ville de Tiffin. La police mit alors en place de nombreux nombreux barrages routiers pour ce qui allait devenir la plus grande chasse à l’homme de l’histoire de l’État. Deux jours plus tard, le camion volé qu’ils conduisaient, qui transportait quatre voitures neuves, se retrouva coincé par un barrage au nord de Van Wert et un échange de coups de feu eut lieu, au cours duquel Leonard Conn, un policier, et Frank Fremont, furent blessés. John West fut abattu au cours de la fusillade, mais Robert Daniels put être attrapé vivant et il fut placé en détention.

Robert Daniels
Hilare, Robert Daniels raconte ses crimes à un Journaliste

En prison, il se vanta de ses exploits, se flattant de mériter la chaise électrique et semblant s’en réjouir, mais un jour qu’il devait sortir pour poser pour les photographes de presse, des habitants de la ville se rassemblèrent, exigeant que le meurtrier leur soit livré pour qu’ils le pendent, et brusquement Robert Daniels ne sembla plus aussi enthousiaste à l’idée de mourir. Les autorités carcérales réussirent à lui faire regagner la prison sain et sauf mais avant de passer la porte, il maudit la police, les photographes et toutes les personnes présentes. En janvier 1949, son procès prit fin et il fut condamné à la peine capitale.

Arthur Lewis Glattke était le directeur de la prison de Mansfield depuis 1935. Au cours de sa carrière, il avait mis en place de nombreuses réformes, comme la radio qui diffusait de la musique d’ambiance dans le bloc cellulaire, et il était respecté de tous, aussi bien des membres du personnel que des détenus. M. Glattke habitait une maison dans l’aile administrative avec sa femme Helen et leurs fils, Arthur Jr. et Teddy. Malheureusement, le dimanche 5 novembre 1950, Mme Glattke se trouvait seule dans sa chambre et elle se préparait à sortir quand soudain un coup de pistolet de calibre 32 lui traversa la poitrine, perforant son poumon gauche. Quand son mari entendit le coup de feu, aussitôt il se précipita dans la pièce et il la découvrit qui gisait sur le sol, inconsciente. Transportée à l’Hôpital Général de Mansfield, elle survécut trois jours avant de succomber à ses blessures, sans jamais avoir repris connaissance. Le Dr Stoodt, le médecin de la famille, supposa que Mme Glattke essayait d’atteindre ses bijoux en haut d’un grand placard quand une arme rangée sur l’une des étagères était tombée, se déchargeant en touchant le sol et la blessant grièvement. De nombreuses rumeurs accusèrent le directeur de la prison d’être responsable du décès prématuré de sa femme, mais jamais aucune preuve ne vint jamais les étayer.

Au Mansfield Reformatory, comme dans tous les pénitenciers, les drames étaient fréquents. En 1955, un détenu se pendit dans sa cellule et quelques temps plus tard James Lockheart versa sur ses vêtements le bidon d’essence de térébenthine qu’il avait volé à l’atelier de menuiserie puis il y mit le feu. Selon ses camarades d’infortunes, quand les gardiens vinrent chercher son corps, il était tellement carbonisé qu’il tombait en morceaux. Si les tentatives de suicide n’étaient pas rares, les violences entre détenus étaient quotidiennes. Certains étaient coupés avec des rasoirs, d’autres battus avec des barres de savon, ou jetés sur les trottoirs depuis le sixième étage du bloc cellulaire. En 1957, après une émeute, 120 prisonniers furent confinés au trou, une zone d’isolement constituée de petites cellules humides, infestées de cafards, qui proposaient qu’un lit superposé et des toilettes. L’endroit avait une terrible réputation et la rumeur prétendait que plusieurs des hommes enfermés là étaient devenus fous. Comme le quartier ne disposait que de 20 cellules, les détenus furent entassés dans ces petites pièces obscures, certains dormant sur le sol en béton, et ce pendant tout un mois. Durant cette période, un prisonnier en assassina un autre, puis il dissimula son corps sous la literie pendant plusieurs jours sans que personne ne s’en aperçoive. Le 10 février 1959, M. Glattke fut victime d’une crise cardiaque alors qu’il se trouvait dans son bureau, et transporté à l’hôpital, il y succomba.

Le Bureau du Directeur
Le Bureau du Directeur

Au cours des années 1970, le pénitencier de Mansfield, qui avait toujours été une sorte de maison de correction, devint une prison de sécurité maximale pour des hommes autrement plus dangereux. Durant cette même période un rassemblement de groupes civiques et religieux, The Counsel for Human Dignity (Le Conseil pour la Dignité Humaine), attira l’attention du public sur l’état pitoyable de l’établissement carcéral et sur les actes de violence qui y étaient perpétrés. En 1978, l’association intenta un procès contre l’Ohio State Reformatory au nom de 2200 détenus, affirmant que leurs droits constitutionnels étaient violés car ils étaient contraints de vivre dans des conditions inhumaines et déshumanisantes. En 1983, les autorités pénitentiaires s’engagèrent à améliorer les conditions de détention et à fermer la prison avant le 31 décembre 1986, et le procès prit fin avec cette promesse. En décembre 1990, les derniers détenus furent transférés au nouveau pénitencier de Manci et la prison de Mansfield, qui avait hébergé plus de 154 000 hommes et en avait vu mourir 200, fut abandonnée aux rats et aux réalisateurs. De nombreux vidéo clips, des documentaires, des émissions sur le paranormal et deux longs métrages furent réalisés dans l’enceinte de la prison après sa fermeture, dont l’inoubliable film Les Évadés.

Puis, comme le pénitencier continuait à se dégrader, une association fut formée, la Mansfield Reformatory Preservation Society, qui espérait redonner sa splendeur originelle à l’édifice. De nos jours, l’organisation continue les travaux de réfection qui sont subventionnés par les dons, les visites guidées et les nombreux événements qu’elle y organise. Régulièrement, elle ouvre les portes de la prison aux chasseurs de fantômes qui peuvent, durant toute une nuit, déambuler librement dans une grande partie des bâtiments, prendre des photos ou tenter de rentrer en contact avec l’au-delà. Ils espèrent tous être témoins d’une manifestation et apparemment, certains y parviennent.

La Hantise du Mansfield Reformatory

Bloc Cellulaire

La légende raconte que les esprits de ceux qui ont perdu la vie au Mansfield Reformatory y seraient toujours enfermés, piégés à tout jamais dans le même cauchemar. De nombreux phénomènes paranormaux perturberaient les appareils photographiques et les caméras qui se remettraient à fonctionner normalement en sortant de l’endroit. Des objets bougeraient tout seuls dans le petit cimetière de la prison et deux esprits, un fantôme geignard et un grand costaud, se promèneraient inlassablement près de l’étang.

Dans le bloc cellulaire, des hurlements terribles retentiraient, semblables aux cris d’un homme torturé, et les visiteurs seraient parfois touchés, ou violemment poussés, par des mains invisibles. Certains auraient même vu apparaitre de douloureuses traces de coups sur leur corps, qui auraient disparu une fois à l’extérieur. Parfois, des silhouettes sombres déambuleraient dans les allées centrales et un homme aux cheveux bouclés, coiffé à la mode des années 1920-1930 et portant une chemise déboutonnée s’ouvrant sur un tricot de peau blanc, se matérialiserait brièvement. James Lockheart, le détenu qui s’était suicidé en se faisant brûler vif, ne serait toujours pas parti de la cellule qu’il occupait au moment de sa mort et il serait même l’un des plus mauvais et des plus violents esprits de l’endroit.

D’après les observations de Scott Sukel, qui travaille pour la Mansfield Reformatory Preservation Society, certains des esprits apparaitraient comme des êtres translucides mais d’autres se matérialiseraient sous la forme de silhouettes solides, qui pourraient être confondues avec un être humain.  » Nous avons ce que j’appelle les hommes de l’ombre, qui vivent à certains des niveaux supérieurs du bloc cellulaire. J’ai aussi entendu le glissement des portes de cellules fermées alors qu’il n’y avait visiblement personne là-bas et j’ai vu des apparitions qui ressemblent à vous et moi.  » A une certaine occasion il traversait l’un des bâtiments quand soudain une voix s’exclama, qui provenait d’une cellule visiblement vide:  » Mais qui est ce gars? « 

Dans l’aile de l’administration, où résidaient Arthur Glattke et sa femme, des vents glacés frôleraient les visiteurs, des voix s’élèveraient du néant, des bruits de pas résonneraient dans les couloirs déserts et le parfum à la rose d’Helen flotterait dans certaines pièces. De temps en temps, une silhouette masculine apparaîtrait dans le bureau du directeur de la prison, semblant s’affairer à quelque mystérieuse tâche avant de s’évanouir subitement.

Apparitions à la Prison de Mansfield
Apparitions à la Prison de Mansfield

A l’infirmerie, où de nombreux prisonniers victimes de mauvais traitements ou de diverses maladies ont fini leurs jours, des orbes flotteraient dans les airs et des ombres se glisseraient dans la pénombre, silencieuses et furtives. Juste au-dessus de l’infirmerie se trouve la chapelle du pénitencier qui est au centre d’un grand nombre d’histoires étranges. Une rumeur tenace affirme qu’à cet endroit se trouvait autrefois une salle de torture, où des prisonniers suspendus à des chevrons agonisaient lentement. Dans cette pièce, outre les orbes et les voix d’outre-tombe, l’une des trois chaises de la chapelle bougerait toute seule dès que les lumières s’éteindraient. Un homme, qui semblerait aussi réel que n’importe quel être humain, se matérialiserait parfois près des portes, s’évanouissant dès qu’un regard se pose sur lui. Souvent les visiteurs se laisseraient tromper et pensant qu’un membre de leur groupe est resté à l’arrière, ils retourneraient le chercher en vain.

Des chuchotements se feraient entendre dans la bibliothèque, qui se remplirait parfois d’une étrange odeur de bois et de papiers brûlés. Des médiums y auraient vu l’esprit d’une jeune femme, peut-être celui d’Helen ou celui d’une infirmière de la prison assassinée par l’un des détenus. Cette présence féminine ne serait pas des plus récentes car les prisonniers racontaient déjà qu’une femme, dont ils ignoraient tout, venait parfois les border durant la nuit et ils aimaient à penser que le fantôme d’Helen ou celui de l’infirmière venait ainsi les réconforter.

Une petite pièce sans fenêtre, qui est connue la Salle de la Chaise, serait le théâtre d’une étrange activité. Selon différents témoignages, elle servirait de refuge à une entité malveillante qui détesterait que les gens s’assoient dans un fauteuil qu’elle considère sien. Lorsqu’un téméraire s’y essayerait, alors elle le pousserait violemment, le faisant tomber sur le sol et lacérant son dos ou ses bras. Certains de ces audacieux sont ressortis de la salle avec de grosses traces de griffures, qu’ils ont attribuées au fantôme. Michael Humphrey, l’un des guides, a rapporté qu’un jour, après avoir trainé le fauteuil vers le fond de la pièce, il était descendu à l’étage inférieur et qu’il venait d’atteindre le palier quand soudain le raclement inimitable du fauteuil glissant sur le sol s’était fait entendre. A ce moment-là, il était seul dans le bâtiment et pourtant, quelqu’un, ou quelque chose, avait remis le fauteuil à sa place.

Selon certaines rumeurs, les prisonniers étaient parfois amenés aux sous-sols où ils étaient torturés par des gardes et des visiteurs se sont plaints d’avoir été poussés alors qu’ils descendaient l’escalier qui y mène. L’esprit d’un jeune garçon de 14 ans, qui aurait été battu à mort, errerait toujours dans ces couloirs sombres, disparaissant dès que quelqu’un le remarque, et pour une obscure raison le fantôme de George, un ancien employé de la prison, hanterait toujours les lieux.

De l’avis de tous, l’endroit le plus sinistre du pénitencier serait incontestablement le quartier d’isolement, cet ensemble de petites cellules obscures où de nombreux détenus sont morts. Les histoires les plus sordides circulent sur l’endroit, qui incommode souvent ceux qui le découvrent, générant malaises, nausées et frissons. Des murmures étouffés et des bruits de pas seraient fréquemment rapportés et les visiteurs se sentiraient épiés, peut-être par ces yeux brillants que certains aperçoivent parfois dans les recoins les plus sombres des anciennes cellules.

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