Le Fantôme de l’Autoroute 50

Christene et Nick Skubish

En 1994, alors qu’elle voyageait avec son fils Nicky, Christene s’endormit au volant de sa voiture qui s’écrasa 12 mètres plus bas, dans un ravin. La jeune femme mourut sur le coup, mais l’enfant survécut. Comme les jours s’écoulaient et que personne ne les retrouvait, alors la silhouette fantomatique d’une femme apparut sur le bord de la route, près du lieu de l’accident.

Petite DécorationEn 1994, Christene Skubish était âgée de 24 ans, elle avait un fils de trois ans et elle venait tout juste d’obtenir son diplôme de juriste. La jeune femme vivait toujours chez ses parents près de Sacramento, et si ces dernières années avaient été difficiles pour elle, elle avait été obligée de cumuler deux emplois pour payer ses études, les choses semblaient évoluer positivement car elle venait de trouver du travail comme technicienne juridique dans le sud de la Californie, non loin de l’endroit où habitait le père de son fils, qu’elle ne désespérait pas d’épouser.

Le dimanche 5 juin, Christene installa son fils Nick dans sa voiture, et ils partirent vers leur nouvelle vie, qui avait tout de prometteuse. Ses parents auraient préféré la garder près d’eux, elle s’en allait à plus de mille kilomètres, mais ils la savaient heureuse et se réjouissaient de son bonheur. Trois jours plus tard, le mercredi matin, l’une des amies de Chrissy leur téléphona pour leur expliquer que leur fille, qui devait s’arrêter chez elle le lundi, n’était jamais arrivée. Affolés, ils appelèrent tous les hôpitaux qui se trouvaient sur sa route, et comme elle restait introuvable, ils décidèrent de prévenir la police. Malheureusement les policiers, qui recevaient chaque semaine des centaines d’appels du même genre, leur répondirent que la jeune femme avait disparu depuis quarante-huit heures à peine et qu’ils ne devaient pas s’en faire car elle allait probablement rentrer bientôt comme ils le faisaient pratiquement tous.

Dave Stautzenbach

Dave, le beau-père de Chrissy

Le lendemain, expliquant que leur fille avait disparu depuis trois jours, les parents de Chrissy distribuèrent des avis de recherche à tous les gens qu’ils croisèrent, demandant à être appelés si quelqu’un l’apercevait. Ils s’arrêtèrent partout, dans les restaurants, les stations-services et les restaurants, interrogeant les commerçants sans succès.

Depuis le début de la semaine, Karen Nichols, la tante de Christene, faisait des rêves qui avaient tout de cauchemars et qui l’angoissaient terriblement:  » Lundi matin vers 3h, le 6 juin 1994, j’ai rêvé que j’étais assise sur la banquette arrière d’une voiture et qu’il faisait nuit. Je pouvais voir la silhouette d’un enfant sur le siège du passager, et une fille qui conduisait. Je pouvais voir le reflet des phares et le capot de la voiture. Je peux dire que nous étions sur une route sombre parce qu’il n’y avait pas de lampadaire et que l’extérieur semblait montagneux. Au matin, j’ai demandé à ma mère et à ma sœur si elles avaient eu des nouvelles de Chrissy. Elles m’ont dit que non, mais je savais qu’elle devait s’arrêter chez une amie à Carson City, au Nevada, et même si je me sentais un peu mal à l’aise, j’ai chassé l’idée de mon esprit et je me suis dit que tout allait bien.  »

La nuit suivante, Karen avait refait le même rêve, qui l’avait inquiétée un peu plus encore, mais celui du lendemain l’avait terrifiée:  » Ce soir-là, j’ai fait un autre rêve, différent des deux autres. Il était catastrophique. J’étais dans la maison de ma nièce et il y avait un vent horrible. Ce vent était si fort que les arbres étaient complétement pliés en deux. Je me trouvais en face de la fenêtre et je regardais dans la cour. C’était une immense cour, où se trouvaient de nombreux grands pins. Il faisait nuit et tout d’un coup, le vent a augmenté, se transformant en ouragan. Je pouvais entendre le bruit de bris de verre et des crissements métalliques. Je pouvais voir des étincelles.

J’ai regardé dans la cour et j’ai vu Nicky, debout au milieu. J’ai vu ma nièce essayer de l’attraper. Il y avait tellement de débris de verre et de métal qui tournoyaient autour de lui qu’il s’était recroquevillé. Je voulais aider ma nièce, mais je ne pouvais pas trouver mes chaussures. J’étais pieds nus, et je savais que je ne pouvais pas l’aider à cause de tous les morceaux de verre qui étaient sur le terrain. Je les ai enfin trouvées et quand j’ai ouvert la porte, le vent s’est arrêté. J’ai couru vers elle. Elle se tenait juste là, avec Nicky.

Je riais nerveusement. Je me suis tournée vers elle et je lui ai demandé si elle allait bien. Quand j’ai regardé ses yeux, ils étaient vides, il n’y avait pas de vie en eux. Son visage était inexpressif, elle me regardait comme si elle était en transe, à travers moi. Je lui ai demandé si elle allait bien, et elle m’a dit que non. Je lui ai demandé si elle allait aller mieux. Elle m’a regardé avec ses yeux obsédants et une expression mélancolique, et elle m’a encore répondu non.  »

Karen avait déjà eu des prémonitions dans le passé, et elle comprit qu’elle venait d’en avoir une nouvelle. Persuadée que Chrissy avait eu un accident, elle téléphona alors à son frère, l’informant qu’elle allait refaire le même trajet que Christene pour essayer de retrouver sa voiture, qui était probablement quelque part au bord de la route.

Rich Strasser

Rich Strasser

Comme Christene et son fils n’avaient toujours pas été retrouvés, les policiers accordaient maintenant à leur disparition une nouvelle importance. Pensant qu’elle s’était peut-être arrêtée dans une station-service de Bullion Bend, qui était le nom donné à une portion de route dans les montagnes, l’enquêteur chargé de l’affaire contacta Rich Strasser, le shérif adjoint du comté d’El Dorado, pour lui demander de vérifier si personne ne les avait vus.

Après avoir visité plusieurs stations-service en vain, le policier interrogeait le jeune apprenti d’une station de Placerville quand ce dernier lui répondit qu’il se souvenait parfaitement de la femme et de l’enfant, qui étaient passés par là quelques jours plus tôt. Le jeune homme se rappelait de la voiture, et du petit garçon qui avait attendu la femme à l’arrière du véhicule quand elle était venue payer au magasin. Il raconta au policier qu’elle avait acheté des boissons gazeuses, et qu’ils avaient discuté quelques instants. La femme lui avait expliqué qu’elle venait de trouver un nouveau travail en Californie, qu’elle se sentait très fatiguée mais qu’elle voulait continuer à rouler car une amie l’attendait. Fort de ces renseignements, Rich savait maintenant que Christene était repartie sur la route sinueuse qui traversait les montagnes, et les différentes hypothèses se bousculaient dans sa tête. La jeune femme avait peut-être eu un accident, ou alors elle était tombée en panne au bord de la route et quelqu’un l’avait agressée… ou enlevée. Un tas de choses avaient pu se produire, qui étaient toutes plus inquiétantes les unes que les autres.

Le vendredi 10 juin, à Sacramento, Deborah Hoyt et son mari visitaient leur famille, quand soudain, au beau milieu de la nuit, la jeune femme se réveilla et se redressant brusquement sur son lit, la certitude qu’elle devait rentrer chez elle l’envahit. Comme ce sentiment ne semblait pas vouloir la quitter, elle secoua son mari pour le réveiller et elle lui expliqua qu’elle voulait retourner sur le champ au lac Tahoe, où ils habitaient. Peu motivé pour partir en pleine nuit, il tenta de la raisonner, mais devant son étrange insistance, il finit par se laisser convaincre.

Route Sacramento Lac Tahoe

Quand ils atteignirent l’autoroute 50, Deborah commença à se sentir anxieuse. Elle avait refusé d’attendre le matin mais paradoxalement, elle n’aimait pas traverser ces montagnes dans l’obscurité, ni rouler sur cette route sinueuse, qu’elle trouvait particulièrement dangereuse. Elle regardait distraitement le paysage défiler par le fenêtre quand soudain, en arrivant à Bullion Bend, elle aperçut quelque chose de blanchâtre, dont elle ne parvenait pas à deviner la nature, sur le bas-côté de la route. Puis, alors qu’ils dépassait la forme en question, Deborah comprit qu’il s’agissait d’une femme.

Elle était allongée là, recroquevillée sur le bord de la chaussée, les jambes repliées, un bras au-dessus de la tête, complétement nue et extrêmement pâle. En fait, elle semblait morte. Affolée, Deborah se mit à crier pour prévenir son mari, qui lui proposa alors de faire demi-tour, mais craignant qu’il ne s’agisse d’un piège, elle s’y opposa violemment. Peut-être la femme étendue sur le bas-côté de la route n’était-elle pas vraiment morte. Peut-être avait-elle des complices, qui les attendaient, cachés dans les bois, espérant voler leur voiture ou pire encore… Tourmentée par ce dilemme, la jeune femme proposa à son mari de s’arrêter au premier téléphone qu’ils trouveraient sur la route pour demander de l’aide, ce qu’il fit 500 mètres plus loin, en arrivant à un poste de garde-forestier perdu dans la montagne. Deborah expliqua qu’elle avait vu un corps à la police, qui lui conseilla de remonter dans la voiture avec son mari et de verrouiller toutes les portières en les attendant.

Deborah Hoyt

Deborah Hoyt

Enfermés dans leur véhicule, ils guettèrent la venue des policiers avec une fébrile impatience et quand une voiture de patrouille se présenta enfin, la jeune femme se précipita à sa rencontre. Elle raconta aux deux agents qu’elle avait vu une femme nue allongée sur le bord de la route, qui était livide et qui semblait morte, et ils lui demandèrent de les amener sur les lieux, lui conseillant cependant de rester à l’écart une fois sur place.

Une fois arrivés à l’endroit en question, l’un des policiers fouilla les alentours, éclairant la lisière de la forêt de son projecteur, puis comme il ne remarquait rien de spécial, il leur conseilla de rentrer chez eux. Deborah, qui était certaine d’avoir vu quelqu’un allongé sur le bord de la route, était consternée. Elle avait l’impression que les policiers ne l’avaient pas crue et elle se dit qu’ils allaient probablement abandonner les recherches. Une fois arrivée chez elle, la jeune femme se sentait toujours aussi bouleversée et elle eut du mal à trouver le sommeil. Parfois elle s’endormait pendant quelques minutes, mais aussitôt des images de la femme s’imposaient à elle, et elle se réveillait en sanglotant.

Un peu plus tard, les deux agents de police rapportèrent l’incident à Rich Strasser, qui émit alors plusieurs hypothèses, suggérant que le témoin avait peut-être imaginé la femme nue ou qu’elle avait été victime d’une blague de mauvais goût, mais les deux policiers semblaient croire en son histoire, ce qui encouragea le shérif-adjoint à la prendre au sérieux. Le même jour, vers 21h, Karen et son mari louèrent une voiture et ils partirent pour Placerville. Durant le trajet, la jeune femme pria avec ferveur, et elle était toujours perdue dans ses prières quand soudain elle entendit un gémissement dans son esprit, suivi de paroles qu’elle ne comprenait pas. Une voix d’homme s’éleva alors, dynamique et énergique, qui priait lui-aussi, et même si la langue lui était étrangère, elle en comprenait chaque mot. Puis brusquement, il lui sembla perdre Nicky, qu’elle percevait au loin, et se tournant vers son mari, elle lui annonça qu’il pouvait ralentir, que tout était fini.

Au petit matin, Rich Strasser reçut un appel lui demandant de se rendre au poste de police, où l’attendaient l’oncle et la tante de Christene qui avaient roulé toute la nuit pour rejoindre Placerville. Comme ils s’inquiétaient, ils avaient décidé d’entreprendre leurs propres recherches sur l’autoroute 50 mais le policier leur conseilla d’aller se reposer un peu et d’attendre que le jour soit levé avant de commencer. En discutant avec eux, il prit brusquement conscience qu’il existait peut-être un lien entre la disparue et la femme nue allongée sur l’asphalte et il décida d’aller inspecter l’endroit où le témoin disait avoir vu le corps.

Lorsque Rich partit pour Bullion Bend, le soleil commençait à se lever. Il scrutait la route, cherchant quelque chose d’inhabituel, quand soudain il aperçut une chaussure d’enfant abandonnée sur le bas-côté, exactement à l’endroit où Deborah Hoyt prétendait avoir vu la femme. Comprenant que le petit tennis appartenait probablement à Nicky, le policier descendit de sa voiture et il s’avança sur le terrain escarpé où les branches des énormes pins s’emmêlaient, masquant le fond du ravin. S’enfonçant un peu plus, il aperçut quelques débris qui jonchaient les feuilles mortes et un peu plus loin une voiture rouge, dont le toit avait été entièrement arraché.

Bullion Bend

L’Endroit de l’Accident

Apercevant le corps inerte de Christene sur le siège conducteur, il s’approcha d’elle et il lui prit le pouls, mais la vie semblait l’avoir déjà quittée. Levant les yeux, il remarqua alors le petit garçon recroquevillé sur le siège passager qu’il n’avait pas vu en arrivant. Le cœur serré, il lui souleva les paupières et s’aidant de sa lampe de poche il pointa la lumières sur ses yeux, sans déceler aucune réaction. Le cœur serré, il lui souleva les paupières et s’aidant de sa lampe de poche il pointa la lumière sur les prunelles de ses yeux, sans déceler aucune réaction. Pendant un instant il le crut mort puis soudain, sa poitrine sembla se soulever légèrement et s’approchant de son visage, Rich sentit qu’il respirait faiblement. Il lança aussitôt un appel radio, demandant une ambulance, puis il commença à parler à l’enfant, l’incitant à réagir.

Un autre policier arriva alors sur les lieux, et après lui avoir raconté toute l’histoire, Rich lui demanda de rester près du petit garçon. Craignant que sa famille ne les retrouve, il ne voulait pas qu’ils les voient dans cet état, il s’empressa de remonter la pente qui menait à la route mais à ce même moment, Karen et son mari, qui avaient remarqué la chaussure d’enfant et la voiture de patrouille garée juste à côté, apparurent en haut du ravin. Rich leur demanda aussitôt de ne pas approcher, mais sans rien écouter, Karen commença à dévaler la pente, criant le prénom de sa nièce, et il dut la forcer à remonter. Quand la jeune femme apprit que Christene était morte, ses jambes se dérobèrent et elle s’effondra brusquement le sol, submergée de douleur. Cherchant à la réconforter, Rich lui expliqua alors que le petit garçon avait survécu, mais en le voyant, elle comprit que sa vie était en suspens:  » Nicky était vivant, mais à peine. Il ressemblait à un petit oiseau tombé du nid. Sa peau était sombre et lâche, et ses petits yeux étaient emplis de boue. Ses lèvres étaient desséchées et il était recroquevillé en position fœtale près de Chris.  »

Cette nuit-là, Jack Greenwood, qui faisait partie de la police de la route de Californie, avait été dérangé à trois reprises par des appels étranges. Ses deux premiers interlocuteurs lui avaient signalé une femme nue couchée sur le bord de la route, ils en avaient fait une description identique, rapportant qu’elle avait les cheveux bruns foncés, qu’elle était petite et que sa peau était particulièrement blanche, mais quand il s’était rendu sur place, il n’avait trouvé personne. Au troisième coup de téléphone il avait refusé de se déplacer, mais l’homme avait insisté, expliquant qu’il l’appelait de son téléphone cellulaire et qu’il regardait la femme dans son rétroviseur alors qu’elle courait d’avant en arrière, comme si elle était à la recherche de quelque chose. Le policier avait fini par se laisser convaincre mais malheureusement, comme les deux premières fois, il était sorti en vain. Il se trouvait toujours en service quand au petit matin, il reçut un appel signalant un accident de voiture qui avait eu lieu cinq jours auparavant.

Jack était policier depuis plus de 28 ans, il avait vu de nombreux corps qui étaient restés dans la nature pendant plusieurs jours et il savait à quoi s’attendre. Quand il aperçut la victime, il reconnut immédiatement la jeune femme qui lui avait été décrite à plusieurs reprises au téléphone. D’une inexplicable manière, son corps était resté intact et il ne présentait aucun signe des détériorations habituelles. Même les animaux sauvages et les nombreux insectes qui pullulaient dans la région l’avaient épargnée. Des vêtements d’enfant avaient été pliés et rangés sur le capot de la voiture, et un petit garçon était allongé sur un livre d’histoires de la Bible, sur lequel il avait laissé l’empreinte de ses petites fesses. Jack comprit alors que quelque chose de surnaturel venait de se produire:  » Je ne suis pas un homme très religieux. Je ne suis pas chrétien. Je suis catholique, mais je ne suis pas religieux. Je dois vous dire quelque chose qui est arrivé ici, que je ne peux pas expliquer.  »

Puis les pompiers arrivèrent et ils emportèrent l’enfant à l’hôpital. Rich, le shérif adjoint, regarda partir l’ambulance, et il songea qu’un miracle avait eu lieu. Il n’aurait pas su dire lequel, mais il en était persuadé.

Article sur l'Accident Quand Karen pénétra pour la première fois dans la chambre de Nicky, qui avait été hospitalisé au centre médical de Marshall, à Placerville, le petit garçon se redressa brusquement et ouvrant de grands yeux il lui dit:  » Tante Kiki, tante Kiki, ma maman est morte!
– Oui Nicky, elle l’est, lui répondit alors Karen.
– Je suis mort aussi, mais je n’avais pas peur parce que j’étais avec Jésus et Ses anges. Mais je ne pouvais pas y rester, je devais revenir ici.  »
Il lui expliqua ensuite que les  » anges de Jésus  » étaient également avec lui dans la voiture, et quand Karen lui demanda où ils se trouvaient exactement, l’enfant répondit:  » Il y en avait trois. Deux près de la voiture, et un autre sur la route.  »

Karen ne répondit rien, elle n’arrivait plus à parler. Elle se rappelait comment elle avait perdu le contact avec lui durant le trajet qui la menait à Placerville, et elle se demandait si Nick n’avait pas vécu une expérience de mort imminente. Comment, à trois ans et demi, aurait-il pu savoir de telles choses. Il n’était pas assez vieux pour avoir été influencé par quiconque. Pendant tout son séjour à l’hôpital, l’enfant dit à tout le monde qu’il avait vu des anges, et il raconta des choses merveilleuses qu’il oublia ensuite.

L’enquête en conclut que Christene Skubish s’était endormie au volant, et qu’elle était morte au moment de l’accident. Quelques temps plus tard, Deborah Hoyt entendit sa mère l’appeler, lui demandant de venir regarder avec elle un certain reportage à la télévision. Intriguée, Deborah s’approcha de l’écran et aussitôt elle reconnut la femme qu’elle avait aperçue sur le bord de la route. Elle possédait le même visage, et si ses yeux avaient été fermés, alors elle aurait été en tous points identique. La nuit de l’apparition, Chrissy gisait dans sa voiture depuis déjà cinq jours, et Deborah en conclut qu’elle avait vu une sorte d’esprit… probablement envoyé par Dieu.

Certains, qui ne pouvaient admettre une intervention surnaturelle, suggérèrent que Nicky avait eu chaud, qu’il s’était complétement déshabillé, qu’il avait grimpé la pente puis qu’il s’était allongé sur la route et que les voyageurs l’avaient confondu avec une femme nue. D’autres affirmèrent que Deborah et son mari avait causé l’accident qui avait couté la vie à Christene, et qu’ils avaient inventé toute l’histoire du fantôme pour dissimuler leur méfait et sauver l’enfant.

Nick Skubish

Nick Skubish

De nombreuses années s’étaient écoulées et Nicky avait grandi. Il se rappelait vaguement avoir passé du temps chez ses grands-parents, mais il se souvenait très bien de l’accident. Il n’avait pas oublié le moment où ils étaient tombés dans le ravin, ni la voiture qui percutait les arbres les uns après les autres. Il s’était ensuite réveillé, assis sur le siège passager, près de Chrissy. Le petit garçon ne comprenait pas ce qui se passait. Il regardait sa mère, et il pensait qu’elle dormait. Alors étaient apparues les lumières. Il avait remarqué une sorte de présence lumineuse près de sa mère, puis une autre lumière était apparue près de la route, qui dessinait une silhouette vague, sans traits distinctifs. D’une étrange manière, Nicky n’avait pas peur, rien de tout cela ne l’effrayait.

Finalement, quand il y songeait, tout prenait un sens. Il y avait tout d’abord les rêves de sa grand-tante, l’apparition que Deborah avait pu observer sur la route, et les lumières qui entouraient la voiture. Selon les médecins qui l’avaient examiné, au moment où il avait été retrouvé, il était à trente minutes de la mort. Quelque chose était intervenu pour le sauver, il en était persuadé. Peut-être Dieu, peut-être des anges, ou bien sa mère, il l’ignorait, mais cette histoire dépassait tout ce en quoi il avait jamais cru.

Sources: Supernatural World View, Unsolved Mysteries, Paranormal Witness etc…

Pour marque-pages : Permaliens.

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