Session 9, l’hôpital psychiatrique de Danvers

Session 9 est un film d’horreur de 2001 réalisé par Brad Anderson. L’histoire angoissante de ce film psychologique se déroule dans un vieil hôpital psychiatre désaffecté qui a vraiment existé et qui a longtemps été considéré comme l’un des endroits les plus hantés d’Amérique.

L’Histoire de l’Hôpital Psychiatrique de Danvers

La ville de Danvers, qui se trouve dans le Massachusetts, s’appelait autrefois Salem Village, un nom rendu tristement célèbre par les terribles événements qui s’y déroulèrent en 1692. L’hôpital psychiatrique de Danvers y fut construit en 1874 et il ouvrit ses portes le 18 mai 1878. Sa conception était basée sur un plan élaboré par un médecin défenseur de la santé mentale, le docteur Thomas Kirkbride. C’était un imposant bâtiment de style gothique, construit en briques rouges, à l’allure mystérieuse et inquiétante, qui trônait sur une haute colline qui dominait la ville. L’hôpital psychiatrique de Danvers fut mentionné par Lovecraft dans deux de ses histoires, Le modèle de Pickman (Pickman’s Model) et Le Cauchemar d’Innsmouth (The Shadow Over Innsmouth) et l’on suppose qu’il lui servit de modèle pour l’Arkham Sanatorium de la nouvelle Le Monstre sur le seuil (The Thing on the Doorstep) que l’on retrouvera par la suite dans Batman.

L’hôpital psychiatrique de Danvers en 1887

En 1895 l’hôpital de Danvers abritait plus de 400 patients. Les soins fournis à l’époque se voulaient humains et modernes. L’utilisation de la contention et de la force physique étaient interdits, les patients étaient occupés à diverses taches, ils faisaient de artisanat, de la musique, de l’exercice et ils mangeaient ensemble dans une grande salle à manger dont les tables étaient ornées des draps les plus fins et de fleurs. La nourriture dont ils bénéficiaient provenait d’ailleurs de champs qu’ils entretenaient eux-mêmes, dans le cadre de leur réadaptation.

Malheureusement, l’atmosphère bienveillante fut de courte durée. Dans les années 1930, la population des malades était passée à plusieurs milliers et l’on comptait par eux des enfants abandonnés, des assassins, des violeurs, des drogués, des alcooliques, des attardés etc… Ils étaient souvent logés ensemble, dans les mêmes quartiers, et il en résultait de tragiques conséquences: agressions, suicides et morts mystérieuses.
Le surpeuplement était accompagné d’un manque chronique de personnel et malgré les efforts de nombreux employés pour offrir des soins de qualité aux patients, le manque de ressources conduisait souvent à des abus et de terribles négligences. D’innombrables patients oubliés de leurs familles et perdus dans les remaniements bureaucratiques vécurent et moururent à l’hôpital de Danvers avant d’être enterrés dans des tombes anonymes.
Prévu à l’origine pour accueillir 600 patients, l’asile en hébergeait plus de 2600 durant les années quarante. En raison de sa surpopulation, les traitements les plus barbares étaient appliqués aux malades afin de les garder sous contrôle. Les électro-chocs, l’hydrothérapie, la thérapie de choc à l’insuline, la psychochirurgie et la lobotomie faisaient parties des pratiques habituelles de l’hôpital. La rumeur prétend d’ailleurs que la lobotomie frontale a été inventée et perfectionnée en ces murs. Les patients erraient dans les bâtiments, hagards et fantomatiques. Ils passaient la majorité de leur temps livrés à eux-mêmes ou isolés dans une minuscule cellule d’isolement.
 » Mal vêtus et parfois nus, ces légions d’âmes perdues trainaient sans but dans les salles, couchés sur le sol de ciment sale, ou bien assis contre les murs, la tête dans les mains.  » (Deutsch, 1948).

L’hôpital psychiatrique de Danvers

Le mystère planait sur Danvers depuis son ouverture. Bien évidemment, son aspect impressionnant jouait probablement sur sa réputation mais il circulait aussi parmi les résidents locaux d’étranges rumeurs. Certains malades prétendaient qu’à la nuit tombée des cris, des rires hystériques et des bruits de pas feutrés s’élevaient des terrains entourant la bâtisse. D’autres affirmaient que des orbes de lumière planaient parfois dans les arbres du jardin, que des ombres traversaient silencieusement les portes, et que des courants d’air glacés s’élevaient du sol.

Dans les années 1960, une petite fille habitait sur le domaine de l’hôpital psychiatrique de Danvers où une maison avait été attribuée à son père, qui était l’un des administrateurs de l’établissement. Son enfance fut bercée par les bruits de pas qui résonnaient dans le couloir du deuxième étage alors que personne d’autre ne se trouvait dans la maison, par les portes qui s’ouvraient toutes seules et par les lumières qui s’éteignaient et s’allumaient d’elles-mêmes.
Un jour, alors qu’elle jouait avec son frère et sa sœur au grenier, le spectre d’une vieille femme à l’air renfrogné surgit juste devant eux. Comme elle semblait fort en colère, les trois enfants n’osèrent plus bouger jusqu’à ce que leur mère leur ordonne de descendre.
Une nuit, alors qu’elle dormait, la fillette fut brusquement tirée de son sommeil par une sensation étrange. Quelqu’un tirait ses draps, qui glissaient sur son corps. Elle se tourna vers sa lampe de chevet, pensant que son frère lui faisait une blague et elle alluma la lumière. Elle put constater à sa grande stupéfaction que la chambre était vide et que ses couvertures avaient été complètement arrachées de son lit. Elle en resta pétrifiée de peur. Cependant, durant toutes ces années passées au sein de l’établissement, jamais elle n’eut l’impression qu’on voulait lui faire du mal.

Au cours des années 1970 et 1980, de nombreux témoins rapportèrent avoir aperçu le fantôme d’une jeune femme errant dans les couloirs de la sixième salle du rez-de-chaussée, tout près de la cage d’escalier où s’était pendue une jeune fille, bien des années auparavant.

L’hôpital de Danvers laissé à l’abandon

L’Hôpital psychiatrique de Danvers fut officiellement fermé le 24 Juin 1992 et laissé à l’abandon pendant plus de dix ans. De nombreux curieux et chercheurs du paranormal envahirent alors les lieux. Les personnes qui visitèrent le vieil hôpital à cette époque le décrivirent comme un endroit sordide et oppressant. En 2005, il fut vendu à des promoteurs immobiliers qui voulaient en faire un complexe d’appartements de luxe.
Malgré les protestations des défenseurs du patrimoine histoire, la plupart des bâtiments originaux furent détruits et de nouveaux furent construits. Mais en 2007, un incendie d’origine inconnu détruisit la plupart des nouvelles constructions. Toutes les caméras qui avaient été installées pour surveiller le site s’étaient mystérieusement arrêtées juste avant le début de l’incendie.
Néanmoins, les promoteurs ne sont pas découragés pour autant, et l’hôpital psychiatrique de Danvers a été reconverti en un complexe locatif appelé Avalon Danvers. Ils n’ont toutefois pas osé détruire le cimetière de l’asile, qui se trouve en bas de la colline de la résidence. Ces nouveaux appartements bénéficient déjà d’une réputation épouvantable mais si l’endroit vous inspire, n’hésitez surtout pas: il en reste probablement quelques uns à louer…

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