Le Poltergeist de Maria Jose Ferreira

Maria Jose FerreiraEn 1965, au Brésil, Maria José Ferreira, onze ans, devint la proie d’une violente force invisible qui la harcelait. Poltergeist, esprit, démon, personne ne sut le dire, mais la jeune fille finit par en mourir.

Petite Décoration

En décembre 1965, à Jaboticabal, au Brésil, la maison d’une respectable famille catholique devint le théâtre des plus étranges phénomènes. Au début, de petits morceaux de brique commencèrent à tomber dans différentes pièces, qui semblaient venir de nulle part, et un prêtre local, constatant le problème, décida de tenter un exorcisme, faisant empirer la situation sans le vouloir. L’un des voisins de la famille, M. Joao Volpe, un dentiste qui avait étudié les questions psychiques, fut alors invité à visiter la maison, ce qu’il fit le 21 décembre, et il découvrit rapidement que toutes les perturbations tournaient autour d’une jolie jeune fille de onze ans, Maria José Ferreira, qui dormait dans le quartier des domestiques et semblait des plus calmes. M. Volpe, pensant que la jeune fille était un médium qui s’ignorait, décida de l’emmener chez lui pour l’aider à se révéler.

Les premiers jours, aucun incident notable ne fut à déplorer, puis brusquement des pierres et des œufs commencèrent à voler à travers les pièces, qui surgissaient de nulle part et en bombardaient les occupants. Quelques temps plus tard, M. Volpe décida d’en faire le compte, et il s’aperçut que 312 pierres étaient tombées chez lui depuis l’arrivée de Maria. La plupart semblaient inoffensives, elles étaient semblables à de petits cailloux, mais d’autres étaient bien plus lourdes, il en pesa une qui faisait 3,7 kilos, et paraissaient autrement plus dangereuses. Un jour, une grande pierre apparut au plafond et commença à descendre puis brusquement, alors qu’elle se trouvait à 1,20 mètre du sol, elle se brisa en deux. Quelqu’un ramassa les deux morceaux, qui cherchèrent alors à s’assembler, comme s’ils étaient attirés l’un par l’autre par un magnétisme quelconque.

Alors que le temps passait, Maria s’habituait aux étranges phénomènes et elle n’en était plus aussi effrayée. Parfois, elle tentait de communiquer avec la présence invisible, lui demandant une fleur ou un petit objet qui apparaissait immédiatement à ses pieds. Un jour, alors qu’elle se promenait en compagnie de M. Volpe et de l’un de ses amis, elle leur fit part de son envie d’avoir une petite broche et aussitôt, le bijou se matérialisa devant elle. La chose qui la suivait partout semblait avoir un certain goût pour la plaisanterie, mais son sens de l’humour était assez particulier. A une certaine occasion, alors qu’elle se trouvait dans la cour, Maria se retrouva douchée par une pluie de fruits qui quelques secondes auparavant, étaient rangés dans la cuisine, à l’intérieur d’un sac. Un autre jour, une pierre apparut dans les airs, qui vint doucement frapper trois personnes la tête avant de retomber sur le sol. Aucune des trois témoins n’avaient eu l’impression d’avoir été frappés par un caillou, ils avaient au contraire senti quelque chose de mou, qui ressemblait à un ballon gonflable.

S’il se montrait parfois taquin le poltergeist était des plus plaisants, mais malheureusement, ses bonnes dispositions ne durèrent peu de temps. Pour une obscure raison, il changeant brusquement de comportement, et devenant violent, il commença à semer le chaos dans la maison. Alors, pendant trois semaines, des verres, des assiettes, des vases, voltigèrent dans toutes les directions, projetés par la force invisible. Toute la vaisselle fut brisée, les meubles se retrouvèrent renversés, et toutes les images décoratives furent arrachées des murs et disséminées dans d’autres pièces. Un jour, un plat en verre partit de cuisine pour atterrir dans la chambre, croisant sur son chemin le miroir qui venait de cette même chambre.

Puis Maria devint la cible d’attaques. La jeune fille était mordue, giflée, et elle était si violemment battue que tout son corps était recouvert de bleus. Le poltergeist jetait sur elle des chaises, le canapé, et un jour il lui envoya même une bouteille de gaz qu’il avait arraché du mur. Pendant son sommeil, il tentait de la tuer, l’étranglant ou couvrant sa bouche et ses narines de tasses et de verres. Parfois, même quand elle portait des chaussures et des chaussettes, il lui plantait des aiguilles profondément dans son talon gauche qu’il fallait ensuite lui retirer et qui laissait sa chair meurtrie. A une certaine occasion, cinquante-cinq aiguilles durent lui être enlevées. Des bandages furent alors posés pour couvrir ses plaies, mais aussitôt ils furent arrachés sans que les nœuds ne soient déliés. Le 14 mars 1966, Maria prenait son petit déjeuner à l’école quand soudain ses vêtements prirent feu. Quand ils furent inspectés, une marque fut découverte, qui ressemblait à la brûlure d’une cigarette. Au cours de la même journée, la chambre de M. Volpes brûla elle-aussi, sans que rien ne puisse l’expliquer.

Maria vécut avec M. Volpes et sa famille pendant une année, puis les phénomènes semblèrent se calmer, sans jamais complétement cesser. Dans une dernière tentative désespérée, M. Volpe l’emmena au centre de recherche psychique qu’il fréquentait, espérant que quelqu’un pourrait l’aider. Là, un esprit s’exprima à travers Chico Xavier, un médium respecté, et il déclara:  » Elle était une sorcière. Beaucoup de gens ont souffert et je suis mort à cause d’elle. Maintenant, nous la faisons souffrir aussi.  »

Des prières spéciales, des appels à des guides spirituels et des passes magnétiques sur le corps de Maria furent alors tentées, sans grand succès. Les différents moyens de protections semblaient empêcher les attaques les plus graves, mais ils n’arrêtaient en rien l’activité poltergeist, et les pierres continuaient à tomber, les fruits et les légumes flottaient toujours dans la maison quand la jeune fille était présente. Pensant qu’il ne pouvait rien faire de plus, M. Volpes conseilla alors à Maria de retourner chez sa mère. Quelques années plus tard, en  1970, alors qu’elle avait quinze ou seize ans, la jeune fille avala du formicide mélangé à une boisson gazeuse, et elle en mourut presque instantanément. Personne ne sut jamais si, lasse de subir les assauts de cette force invisible qui ne la laissait jamais en paix, Maria avait décidé de se suicider, si elle avait pris le produit par accident ou si elle était une ancienne sorcière, que des esprits vengeurs avaient fini par tuer.

Source: Mysterious People. Photo purement illustrative.

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