La Comtesse Erzébeth Báthory

Les Plaisirs Sanguinaires de la Comtesse Báthory 1560-1614

Comtesse hongroise, surnommée  » La Comtesse sanglante  » et, parfois, la  » Comtesse Dradula « . En effet, la sinistre Comtesse s’est rendue coupable de châtiments corporels innombrables et d’épouvantables crimes de sang dans son château de Csjethe, avec l’aide de serviteurs non moins redoutables, sur la personne de dizaines, voire de centaines de jeunes filles, certains ayant avancé le chiffre de 610 victimes…

Le nom d’Erzébet Báthory est resté dans l’histoire de la Hongrie, non seulement grâce à ses accointances avec la noblesse du pays (elle était notamment l’épouse d’un noble, Ferenz Nadasdy), mais surtout en raison du scandale et de l’horreur qui ont entaché sa légende.
La Comtesse, obsédée par sa beauté et par la jeunesse qu’elle désirait conserver à tout prix, s’était rendu compte, par hasard, un jour qu’un de ses servantes s’était piquée le doigt et l’avait éclaboussée de son sang, qu’à l’endroit où celui-ci l’avait touché, sa peau semblait avoir pris une douceur inhabituelle. Dès lors, persuadée que l’élixir de beauté et de jeunesse éternelle se trouvait dans le sang humain, Erzébet Báthory n’eut de cesse de s’en procurer régulièrement pour prendre des bains afin de garder un corps parfait et se mettre à l’abri, croyait-elle, de l’outrage des ans. Pour ce faire, elle n’hésita pas à sacrifier des centaines de jeunes femmes (servantes, bohémiennes, filles du peuple et même jeunes filles de petite noblesse par la suite) qu’elle faisait, pour la plupart, enlever par ses sbires aux alentours de son château et qu’elle torturait d’affreuse façon, afin de récupérer leur sang.

De plus, son mari étant le plus souvent parti guerroyer, elle occupait sa solitude en s’adonnant aux forces occultes en compagnie de son âme damnée, Dorottya Szentes que l’on surnommait Dorkö, une vieille femme laide, entièrement dévouée à sa maîtresse, que beaucoup soupçonnaient d’être une sorcière…

En 1610, les autorités s’alarmèrent en s’apercevant que les disparitions régulières qui avaient lieu aux abords du château étaient toujours constatées durant les périodes où Erzébet y résidait et ils commencèrent à s’intéresser aux rumeurs qui circulaient parmi le peuple à son sujet.. Des rumeurs qui avaient été maintes fois rapportées à la cour par le pasteur István Magyari, dès 1602. C’est ainsi qu’à la suite d’une enquête discrète ordonnée par l’empereur Matthias et menée par György Thurzó sur les agissements d’Erzébet Báthory, l’inconcevable vérité se fit jour: la Comtesse était une criminelle de la plus singulière espèce.
Durant l’hiver de 1610, après qu’une captive eut réussi à s’échapper, le château fut assiégé par la populace et les autorités alertées. Les enquêteurs découvrirent alors un amoncellement de corps dont certains étaient percés d’une multitude de trous; certaines victimes étaient encore vivantes, mais pratiquement exsangues, l’une d’elle, encore tiède, ayant été complètement vidée de son sang.

Élisabeth Báthory

La Comtesse fut arrêtée et assignée à résidence et quatre de ses serviteurs furent accusés de complicité. Son procès fut rapide, eut égard à son rang. Il se tint le 7 janvier 1611 et fut présidé par le juge de la Cour royale suprême, Theodosious Syrmiensis de Szuló et elle ne fut pas obligée d’y comparaître.
L’on ignore toujours le nombre exact de jeunes femmes torturées et tuées. Les estimations différent suivant leur source et bien qu’un témoin, lors du procès, évoqua un carnet dans laquelle la Comtesse aurait tenu ses morbides comptes, carnet dans lequel on aurait pu relever un total de 650 victimes, ce carnet n’a jamais été retrouvé et l’on se sait pas si il a réellement existé.
Il y eut plus de 300 témoignages collectés. Les rapports comprirent les témoignages des quatre accusés, ainsi que ceux de treize autres témoins et du personnel de la Comtesse.
Les récits furent accablants, et, parmi les actes de barbarie qui furent rapportés et que l’on peut supposer comme probables, on peut souligner que les victimes étaient parfois brûlées et mutilées au visage et aux mains, mordues aussi bien au visage que sur le reste du corps, battues, exposées au froid ou bien encore privées de nourriture jusqu’à ce qu’à ce que mort s’en suive.

Les serviteurs accusés de complicité étaient sa fidèle Dorkö, Katalin Benická, János Újváry et Ilona Jó. Tous quatre furent reconnus coupables et les sentences furent exécutées près du château, sur un échafaud public érigé spécialement pour cette occasion, afin de prouver à tous que justice avait été rendue.
Du fait de son jeune âge János Újváry bénéfia d’une mesure de clémence et il fut décapité avant d’être jeté dans les flammes alors que Dorottya Szentes et Ilona Jó eurent les doigts arrachés avant d’être jetées, elles aussi, dans le feu. Seule Katalin Benická, qui avait agi sous la contrainte comme l’attestèrent de nombreux témoignages eut la vie sauve et elle fut condamnée à la prison à vie.
Erzébet Báthory fut, quand à elle, condamnée à être emmurée vive dans la chambre de son château de Csejthe et alimentée par une petite trappe jusqu’à la fin de sa vie, en 1614, où elle mourut de sa belle mort une nuit du mois d’août.
La légende raconte que le temps ne semblait pas avoir d’emprise sur elle et qu’au jour de sa mort elle avait étrangement conservé toute sa beauté. Elle fut enterrée à l’église de Čachtice.

Faut-il voir dans cette histoire un véritable cas de vampirisme ou bien Erzébet Báthory n’était-elle simplement qu’une psychopathe entretenant une passion perverse pour la jeunesse? On ne le saura jamais. Toujours est-il que la légende veut qu’aujourd’hui encore, son esprit hante les alentours du château et qu’il continue à commettre des crimes.

Partager:
Subscribe
Me prévenir
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
We use cookies to personalise content and ads, to provide social media features and to analyse our traffic. We also share information about your use of our site with our social media, advertising and analytics partners. View more
Cookies settings
Accepter
Refuser
Privacy & Cookie policy
Privacy & Cookies policy
Cookie name Active

Merci de lire avec attention les différentes modalités d’utilisation du présent site avant d’y parcourir ses pages. En vous connectant sur ce site, vous acceptez sans réserves les présentes modalités. Aussi, conformément à l’article n°6 de la Loi n°2004-575 du 21 Juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, les responsables du présent site internet www.mindshadow.fr sont :

Éditeur du Site :

Marie Alsina Email : Djaseve@mindshadow.fr Site Web : www.mindshadow.fr Hébergement : Hébergeur : OVH 2 rue Kellermann 59100 Roubaix France

Conditions d’utilisation :

Ce site est proposé en différents langages web (HTML, HTML5, Javascript, CSS, etc…) pour un meilleur confort d’utilisation et un graphisme plus agréable, nous vous recommandons de recourir à des navigateurs modernes comme Internet explorer, Safari, Firefox, Google Chrome, etc…

Mindshadow.fr met en œuvre tous les moyens dont elle dispose, pour assurer une information fiable et une mise à jour fiable de ses sites internet. Toutefois, des erreurs ou omissions peuvent survenir. L’internaute devra donc s’assurer de l’exactitude des informations, et signaler toutes modifications du site qu’il jugerait utile. Mindshadow n’est en aucun cas responsable de l’utilisation faite de ces informations, et de tout préjudice direct ou indirect pouvant en découler.

Cookies : Le site www.mindshadow.fr peut-être amené à vous demander l’acceptation des cookies pour des besoins de statistiques et d’affichage. Un cookies est une information déposée sur votre disque dur par le serveur du site que vous visitez. Il contient plusieurs données qui sont stockées sur votre ordinateur dans un simple fichier texte auquel un serveur accède pour lire et enregistrer des informations . Certaines parties de ce site ne peuvent être fonctionnelles sans l’acceptation de cookies.

Liens hypertextes : Les sites internet de peuvent offrir des liens vers d’autres sites internet ou d’autres ressources disponibles sur Internet. Le site Mindshadow.fr ne dispose d’aucun moyen pour contrôler les sites en connexion avec ses sites internet, et ne répond pas de la disponibilité de tels sites et sources externes, ni ne la garantit. Il ne peut être tenu pour responsable de tout dommage, de quelque nature que ce soit, résultant du contenu de ces sites ou sources externes, et notamment des informations, produits ou services qu’ils proposent, ou de tout usage qui peut être fait de ces éléments. Les risques liés à cette utilisation incombent pleinement à l’internaute, qui doit se conformer à leurs conditions d’utilisation.

Services fournis :

Mindshadow s’efforce de fournir des informations aussi précises que possible. Les renseignements figurant sur le site ne sont pas exhaustifs, et les photos non contractuelles. Ils sont donnés sous réserve de modifications ayant été apportées depuis leur mise en ligne. Par ailleurs, tous les informations sont données à titre indicatif, et sont susceptibles de changer ou d’évoluer sans préavis.

Limitation contractuelles sur les données :

Les informations contenues sur ce site sont aussi précises que possible et le site remis à jour à différentes périodes de l’année, mais peut toutefois contenir des inexactitudes ou des omissions. Si vous constatez une lacune, erreur ou ce qui parait être un dysfonctionnement, merci de bien vouloir le signaler par email, à l’adresse Djaseve@mindshadow.fr, en décrivant le problème de la manière la plus précise possible (page posant problème, type d’ordinateur et de navigateur utilisé, …).

Tout contenu téléchargé se fait aux risques et périls de l’utilisateur et sous sa seule responsabilité. En conséquence, ne saurait être tenu responsable d’un quelconque dommage subi par l’ordinateur de l’utilisateur ou d’une quelconque perte de données consécutives au téléchargement. De plus, l’utilisateur du site s’engage à accéder au site en utilisant un matériel récent, ne contenant pas de virus et avec un navigateur de dernière génération mis-à-jour.

Les liens hypertextes mis en place dans le cadre du présent site internet en direction d’autres ressources présentes sur le réseau Internet ne sauraient engager la responsabilité de Mindshadow.

Propriété intellectuelle :

Tout les textes ainsi que leur mise en forme sont la propriété exclusive de Mindshadow, à l’exception des contenus appartenant à d’autres partenaires ou auteurs.

Toute reproduction, distribution, modification, adaptation, retransmission ou publication, même partielle, de ces différents éléments est strictement interdite sans l’accord exprès par écrit de Mindshadow.fr. Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Le non-respect de cette interdiction constitue une contrefaçon pouvant engager la responsabilité civile et pénale du contrefacteur. En outre, les propriétaires des Contenus copiés pourraient intenter une action en justice à votre encontre.

Données personnelles :

De manière générale, vous n’êtes pas tenu de nous communiquer vos données personnelles lorsque vous visitez notre site Internet www.mindshadow.fr.

Cependant, ce principe comporte certaines exceptions. En effet, pour certains services proposés par notre site, vous pouvez être amenés à nous communiquer certaines données telles votre adresse électronique, votre nom ou votre prénom. Tel est le cas lorsque vous remplissez le formulaire qui vous est proposé en ligne, dans la rubrique « contact ».

Dans tous les cas, vous pouvez refuser de fournir vos données personnelles. Dans ce cas, vous ne pourrez pas utiliser les services du site, notamment celui de solliciter des renseignements, ou de recevoir les lettres d’information.

Enfin, nous pouvons collecter de manière automatique certaines informations vous concernant lors d’une simple navigation sur notre site Internet, notamment : des informations concernant l’utilisation de notre site, comme les zones que vous visitez et les services auxquels vous accédez, votre adresse IP, le type de votre navigateur, vos temps d’accès.

De telles informations sont utilisées exclusivement à des fins de statistiques internes, de manière à améliorer la qualité des services qui vous sont proposés. Les bases de données sont protégées par les dispositions de la loi du 1er juillet 1998 transposant la directive 96/9 du 11 mars 1996 relative à la protection juridique des bases de données.

Save settings