La Rencontre de Betty Cash et Vickie Landrum

Vickie Landrum et Betty Cash

Le 29 décembre 1980, Betty Cash, 51 ans, Vickie Landrum, 57 ans, et son petit-fils Colby, 7 ans, se rendirent à Cleveland, espérant jouer au Bingo, mais comme la soirée avait vraisemblablement été annulée en raison des vacances, les deux femmes décidèrent de se rabattre sur New Caney, où un concours était organisé. Constatant que la salle était également fermée, elles s’arrêtèrent dans un restaurant routier et après avoir diner, elles reprirent le chemin de Dayton, au Texas, où elles habitaient. La voiture roulait sur une petite roule isolée qui traversait une forêt de pins et de chênes quand brusquement, vers 21 heures, une lumière apparut au-dessus de la cime des arbres. Sur le moment, elles n’y prêtèrent guère d’attention, pensant qu’elle était celle d’un avion en approche de l’aéroport de Houston, qui se trouvait à une cinquantaine de kilomètres de là, mais quelques minutes plus tard, au détour d’un virage, la même lumière réapparut, beaucoup plus proche et si brillante que le ciel sembla soudain s’embraser.

Puis, comme elle se rapprochait encore, un engin commença à se dessiner, qui bientôt leur apparut distinctement. Il planait au-dessus de la route, presque à la hauteur des cimes des grands pins, et il était de forme oblongue, avec un haut arrondi et une pointe vers le bas, d’où sortaient parfois des flammes. A ce moment-là, l’air sembla se réchauffer et soudainement inquiète Vickie demanda à Betty de s’arrêter, craignant d’être brulée s’ils s’approchaient plus prés. Betty coupa rapidement le chauffage, qu’elle avait allumé pour lutter contre la froideur de cette fin décembre, puis laissant tourner le moteur, elle gara la voiture sur le côté de la route. Les deux femmes et l’enfant en descendirent mais alors qu’ils regardaient l’engin soudain Vickie, qui était profondément religieuse et ne croyait pas aux extraterrestres, eut une illumination, et pensant que la fin des temps était venue, elle s’écria:  » Voila Jésus! Il ne nous fera pas de mal.  »

Nullement rassuré par ces paroles, Colby criait, pleurait, se débattait, et après avoir tenté de le calmer pendant un moment, Vickie accepta de remonter dans la voiture avec lui.

Colby Landrum

Colby

Pendant ce temps, Betty, étrangement fascinée, s’avança vers l’engin et ignorant la terrible chaleur qui en émanait, elle l’observa pendant quelques minutes. L’objet ressemblait à un énorme diamant dont les extrémités auraient été coupées, de petites lumières en entouraient le centre et si sa surface était d’un argent métallique terne, paradoxalement, il était intensément lumineux. Parfois, des flammes en jaillissaient, créant un effet de grand cône et le faisant remonter de quelques mètres vers le ciel, puis le feu se dissipait et il redescendait vers la route.

La chaleur et la luminosité étaient si intenses que finalement elle décida de retourner à la voiture, mais quand elle tenta d’en ouvrir la portière, la poignée lui brûla la main. Utilisant la poche de sa veste en cuir pour s’en faire un gant, elle pénétra dans le véhicule, regardant toujours l’engin qui commençait à s’élever dans le ciel, projetant des flammes et faisant un bruit étrange, une sorte de  » whoosh.  » Quand elle avait garé la voiture, Betty l’avait laissée tourner mais si la radio diffusait encore une musique douce, le moteur s’était arrêté. Soudain, une peur instinctive s’insinua en elle, lui criant de s’enfuir au plus vite. Elle aurait bien tenté de passer sous l’objet volant à toute allure, mais quand elle voulut démarrer Vickie lui cria d’arrêter, et appuyant sa main sur le tableau de bord, elle laissa l’empreinte de ses doigts gravée sur le vinyle brûlant.

Betty alluma la climatisation sans oser quitter des yeux l’engin qui continuait à prendre de l’altitude, puis brusquement, alors qu’il passait au-dessus de la cime des arbres, semblant surgir de nulle part des hélicoptères s’en approchèrent, tentant de l’encercler en formation serrée. Betty supposa qu’ils venaient du terrain d’aviation de Tomball, au nord-ouest de Houston, ou de la base aérienne d’Ellington, au sud de la ville et elle les observa un moment, alors qu’ils escortaient le mystérieux objet qui s’éloignait. Comme la route était maintenant dégagée, elle commença à rouler, espérant ne plus jamais revoir l’engin, mais quelques kilomètres plus tard il réapparut brièvement, toujours poursuivi par les hélicoptères qui semblaient vouloir l’encercler. L’objet les éclairait de ses lumières incandescentes, et de leur position, les deux femmes en dénombrèrent 23. Certains d’entre eux, qu’elles identifièrent plus tard comme des CH-47 Chinook, possédaient deux rotors, mais les autres étaient des appareils ordinaires, peut-être des Bell-Huey. La rencontre n’avait pas été longue, elle n’avait duré qu’une quinzaine de minutes, mais Betty avait l’impression d’être restée sur cette route pendant des heures et elle était brûlante, de l’intérieur comme de l’extérieur. Après avoir déposé Colby et sa grand-mère devant chez eux, Vickie et son mari élevaient leur petit-fils depuis la disparition de sa mère, Betty regagna son domicile, où l’attendaient l’un de ses amis et ses enfants. Sur le moment, elle ne parla à personne de l’incident, elle se sentait trop mal.

Cette nuit-là, Betty, Vickie et Colby souffrirent de nausées, de vomissements, de diarrhée, de faiblesse généralisée et de brûlures, à différents niveaux d’intensité. Les réactions physiques de Betty, qui avait été la plus exposée, étaient des plus impressionnants. Au cours des heures qui suivirent sa peau devint rouge, son cou enfla, des cloques apparurent et éclatèrent sur son visage, son cuir chevelu et ses paupières. Le lendemain matin, terriblement déshydratée, elle implorait pour avoir de l’eau, sans parvenir à se lever. Ses lèvres étaient gonflées, ses oreilles avaient triplé de volume et elle était méconnaissable. Les jours suivants, son état s’aggrava encore, et le 3 janvier 1981, elle fut admise en urgence à l’hôpital de Parkway, à Houston. A ce moment-là, elle ne pouvait plus marcher, elle avait de grandes taches sur la peau et elle perdait ses cheveux par poignées. Déconcertés par ses symptômes, les médecins, à qui Betty n’avait pas osé raconter son aventure, supposèrent qu’elle avait été soumise à un certain type de rayonnement, sans parvenir à savoir lequel. Elle fut alors déplacée dans la salle des matières dangereuses, dans les sous-sols de l’hôpital, et ses visites furent limitées, le temps de parvenir à déterminer si elle était un danger pour les autres.

Lorsque ses proches purent enfin la voir, certains eurent du mal à la reconnaitre. Sa peau était recouverte de cloques, ses cheveux tombaient et ses yeux étaient tellement enflés qu’elle en était aveugle. Betty passa douze jours à l’hôpital avant de rentrer chez elle mais comme son état ne cessait de se dégrader, elle dut rapidement y retourner. Elle perdait du poids, elle était fatiguée, nauséeuse, elle avait des douleurs à l’oreille droite et de violents maux de tête, elle ne pouvait plus prendre de bain ou se mettre au soleil sans ressembler à une grande brûlée. Puis finalement, elle déclara un cancer.

Consequences Betty Cash

Conséquences de la Rencontre sur Betty Cash

Si leurs symptômes étaient moins prononcés, Vickie et Colby ne furent pas été épargnés. Au début, les yeux de Vickie étaient tellement gonflés qu’elle y voyait à peine, puis ils se mirent à peler et des voiles commencèrent à se former, altérant sa vision. Peut-être était-ce des cataractes normales, et dans ce cas son oculiste pourrait les lui enlever, mais il n’en était pas certain et il ne s’était pas montré rassurant, la prévenant qu’elle risquait de devenir aveugle. Elle avait des boursouflures terribles sur les bras et sur les mains, qui laissaient de vilaines marques quand elles partaient et qui revenaient dès qu’elle s’exposait au soleil. Les ongles de ses mains étaient tous tombés, elle les avait soigneusement gardés pour un certain scientifique, et tout comme Betty elle perdait du poids, mais comme elle avait quelques kilos en trop, elle en riait. Si Vickie s’inquiétait pour sa santé, celle de Colby la préoccupait plus encore. Au cours des premiers jours, le jeune garçon était devenu incontinent et elle avait passé son temps à s’occuper de lui. Son visage présentait des brûlures et des cloques, mais d’un seul côté, probablement car Vickie l’avait serré contre elle lors de la rencontre. Puis l’enfant commença à maigrir et il perdit une taille de vêtements. Même s’ils étaient moins incommodants, il continuait à avoir des problèmes gastriques, ses yeux ne supportaient plus le soleil ni l’eau de la piscine, il avait l’impression  » d’avoir du sable dedans « , et sa peau le brûlait rapidement dès qu’il s’exposait. Les médecins avaient dit à Vickie qu’ils n’étaient surs de rien mais qu’il était possible que dans le futur, dans les huit à douze ans à venir, Colby développe une certaine forme de leucémie. Une leucémie qui n’en serait pas vraiment une, et dont le traitement pourrait le tuer.

Les deux femmes cherchaient à comprendre ce qui leur arrivait sans y parvenir. Comme elles pensaient avoir reconnu des hélicoptères militaires Vickie interrogea les bases aériennes locales, qui nièrent avoir envoyé des appareils en manœuvre cette nuit-là, elle téléphona à un certain nombre d’institutions gouvernementales, sans plus de succès, puis finalement elle contacta la NASA, qui la dirigea vers John Schuessler, un ingénieur en aérospatial qui s’intéressait depuis longtemps aux ovnis. Avec quelques membres du MUFON, un groupe qui étudie les observations d’ovnis, M. Schuessler commença alors alors à enquêter sur l’affaire, réunissant plus tard les résultats de ses recherches dans un livre. Dans l’un de ses rapports, il expliquait:

John Schuessler et les 3 Témoins

John Schuessler sur les Lieux de l’Incident

 » Vickie avait perdu environ 30 pour cent de ses cheveux, et elle avait de grandes plaques d’alopécie sur la tête. Quand ils ont repoussé, ils étaient de texture différente. Colby avait seulement perdu une petite touffe de cheveux sur le sommet de la tête, mais cela s’est aggravé avec le temps. Les blessures de Betty semblaient encore pire. Elle avait de graves brulures, comme si elle avait subi un énorme coup de soleil, et elle avait développé de grosses cloques d’eau, certaines aussi grandes que des balles de golf, sur le visage et sur le cou. L’une d’elles recouvrait sa paupière droite et s’étendait sur sa tempe droite. Elle présentait également une forte aversion pour l’eau chaude, le soleil et toutes autres sources de chaleur. Durant l’année qui suivit la rencontre, elle fit cinq séjours à l’hôpital, dont deux en soins intensifs. Elle avait perdu plus de la moitié des cheveux sur sa tête et elle avait également de nombreuses éruptions cutanées, dont certaines étaient grosses comme une pièce de monnaie, qui laissaient des cicatrices permanentes.  »

L’histoire avait été diffusée dans la presse et des témoins s’étaient manifestés, qui avaient eux-aussi observé une activité d’inhabituelle le soir du 29 décembre. Un policier en congé et son épouse affirmèrent avoir remarqué une douzaine de Chinook alors qu’ils retournaient à leur maison de Cleveland et un habitant de Crosby rapporta avoir vu un grand nombre d’hélicoptères militaires survoler la zone. Mieux encore, M. Jerry McDonald, qui habitait Dayton, déclara qu’un énorme ovni était passé directement au-dessus de sa tête alors qu’il se trouvait dans son jardin. Au début, il avait pensé à un dirigeable Goodyear, mais il avait rapidement réalisé que l’engin était complétement différent.  » C’était une sorte de diamant et il avait deux torches jumelles qui tiraient des flammes d’un bleu brillant dans son dos.  » Puis l’objet était passé au-dessus de lui et il avait alors remarqué deux lumières brillantes sur le devant,  » comme des phares « , et une lumière rouge en son centre.

Vickie et Betty dans la Presse

L’histoire de Vickie et Betty dans la Presse

Même si ces observations ne correspondaient pas exactement à celles des trois victimes, elles n’en restaient pas moins troublantes. Lors de son enquête, John Schuessler releva des empreintes de doigts gravées sur le tableau de bord, des traces de brûlures sur certains arbres, mais surtout, il découvrit un nouveau témoin. Cet homme, qui tenait à rester anonyme, rapporta qu’un tronçon de la route incriminée avait discrètement été refait quelques jours après l’événement, sans qu’aucune trace de ces travaux ne soit conservée, ni dans les archives de la mairie, ni dans celles de la région.

 » Au début de janvier 1981, je roulais en voiture avec un ami qui habitait Conroe, au Texas, et nous sommes passés sur cette route, la FM 1485, pour nous rendre sur notre lieu de travail, à l’est de Houston. Nous partions généralement bien avant le lever du soleil, pour atteindre notre chantier vers 7h, avant que le trafic, qui est connu pour être particulièrement mauvais dans la banlieue de Conroe, ne devienne trop intense. C’est arrivé peu de temps après l’incident Cash-Landrum, mais nous ne le savions pas car l’histoire n’avait pas encore diffusée dans la presse.

A l’extérieur de New Caney, sur un tronçon de la 1485 qui était particulièrement dévasté à l’époque, nous avons rencontré un barrage routier indéfinissable, que j’ai supposé être celui d’une équipe qui refaisait la route et qui travaillait dans l’obscurité, utilisant seulement quelques projecteurs pour éclairer ce qui semblait être de sérieuses réparations. En fait, nous avons fait demi-tour à New Caney, car toute la route était fermée. Je trouvais cela étrange, car il n’y avait pas de panneaux avant-coureurs  » Détour  » ou  » Route Fermée  » ou  » Attention Travaux.  » De plus, il est très inhabituel d’arrêter les deux côtés d’une artère pour y faire des travaux. Sauf, bien sur, quand il y a une urgence. Nous avons supposé qu’un camion-citerne de pétrole avait eu un accident et qu’il avait brûlé, endommageant la route et justifiant une réparation urgente.

A la lueur de nos phares, nous pouvions voir de l’équipement lourd, des camions banalisés, une chargeuse frontale banalisée, une niveleuse banalisée, et un couple d’autres véhicules encombrants cachés par l’obscurité. Je devinais qu’il s’agissait d’une machine pour le bitume, car nous pouvions sentir la créosote et l’asphalte dans l’air. Aucun des membres de l’équipe qui travaillait à la route ne portait de vêtements réfléchissants, ce que je trouvais assez étrange. Ils faisaient une nouvelle route. Dans le noir.  »

Un jour du mois d’avril 1981, un CH-47 survola Dayton pour un show aérien, et quand le jeune Colby l’aperçut, il se mit brusquement à paniquer. Espérant chasser cette peur avant qu’elle ne devienne une phobie, Vickie décida de l’amener jusqu’à la zone d’atterrissage afin de lui faire visiter l’appareil mais quand ils arrivèrent sur place il y avait tellement de monde qu’ils durent patienter avant de pouvoir monter dans l’hélicoptère. Cherchant à expliquer sa démarche, Vickie décrivit au pilote le curieux phénomène que son petit-fils et elle avaient pu observer le soir du 29 décembre et à sa grande surprise, l’homme lui répondit que cette nuit-là il avait été envoyé dans la région pour vérifier un témoignage sur un ovni en difficulté près de Huffman. Pensant avoir retrouvé le pilote de l’un des vingt-trois hélicoptères, elle commença alors à lui raconter les conséquences désastreuses que cette apparition avait eu sur sa santé mais en entendant sa confession, l’homme cessa rapidement de parler et les fit sortir de l’appareil. Quelques temps plus tard, un groupe d’ufologues retrouva le pilote et l’interrogea. S’il voulut bien admettre connaitre l’histoire, il nia obstinément s’être trouvé sur place la nuit de l’observation. Pourtant, ce qu’il avait raconté à Vickie, un témoin pouvait le confirmer, qui était avec elle à ce moment-là et qui avait entendu les propos du pilote.

Betty et Vickie n’avaient jamais cru aux ovnis ou aux extraterrestres et l’étrange objet volant en forme de diamant qu’elles avaient vu le 29 décembre 1980 n’avaient en rien changé leurs convictions. En raison de la présence d’hélicoptères sur le lieu de l’incident, elles étaient persuadées que l’armée était impliquée et elles la pensaient responsable de la détérioration de leur état de santé. Alan Hendry, un homme qu’elles ne connaissaient pas et dont elles n’avaient jamais entendu parler contacta alors Betty et se proposant de l’aider il lui conseilla d’écrire à Charles Wilson, Lloyd Benson et John Tower, des sénateurs américains, afin de leur exposer sa situation. John Tower ne prit même pas la peine de lui répondre, Charles Wilson la mit en rapport avec un certain ufologue de Californie, sans grand résultat, et Lloyd Benson lui écrivit une lettre des plus aimables, lui suggérant de porter plainte contre le gouvernement américain au bureau des réclamations de la base aérienne de Bergstrom, ce que Betty décida de faire. Le 17 août 1891, Betty, Vickie et Colby rencontrèrent différents représentants de la base militaire et ils eurent un long entretien avec le capitaine John Camp, qui leur posa de nombreuses questions sur leur rencontre et leur état de santé respectif. A la fin de la rencontre, il leur fit remplir les papiers nécessaires aux dépôts de plainte, leur conseillant chaudement de faire appel à un avocat.

M. Peter A. Gersten, avocat, fut alors engagé et il commença à constituer un dossier, espérant parvenir à prouver que le vaisseau aperçu la nuit du 29 décembre 1980 n’était pas d’origine extraterrestre mais qu’il appartenait à l’U.S. Air Force, tout comme les hélicoptères qui l’avaient escorté. Il réclamait 20 millions de dollars pour les préjudices subis et les traitements médicaux des trois victimes.

Peter Gersten et le Lieutenant-Colonel Sarran

Peter Gersten et George Sarran

Au début de l’année 1982, l’U.S. Air Force déclara qu’aucun de ses hélicoptères n’avait participé à une quelconque opération la nuit de l’observation et comme la description des appareils ressemblait à des CH-45, qui n’appartenaient pas à l’U.S. Air Force mais à l’armée, le lieutenant-colonel George Sarran, du Bureau de l’Inspection Générale des Armées, fut alors désigné afin de mener une enquête officielle sur la rencontre avec le supposé ovni. Après avoir interrogé les différents témoins, il en conclut que  » Mme Landrum et Mme Clash étaient crédibles, tout comme le policier et son épouse, et qu’il n’avait pas eu l’impression que quiconque tentait d’exagérer la vérité.  » Le 19 Mars 1982, John Schuessler, qui suivait le dossier depuis des mois, reçut un appel du lieutenant-colonel Sarran, et il lui fournit les renseignements en sa possession. M. Sarran retraça les sorties de tous les hélicoptères de l’armée, de la garde nationale et des unités de réserve, sans rien pouvoir trouver. Au cours de la même période, des recherches furent menées par Allan Hendry, pour le compte de la CUFOS, une association internationale d’étude du phénomène OVNI, qui ne parvint pas à déterminer d’où les hélicoptères avaient pu décoller.

Toutes les tentatives visant à démontrer que les hélicoptères étaient la propriété du gouvernement des États-Unis se soldèrent par un échec. Si la réalité de leur irradiation fut médicalement prouvée, l’USAF et la NASA affirmèrent ne posséder aucun appareil susceptible de causer ce genre d’empoisonnement aux radiations qui  avait provoqué un cancer déclaré chez l’une des victimes. Le 21 Août 1986, le juge rejeta le cas, soulignant que les plaignants n’avaient pas pu prouver que les hélicoptères appartenaient au gouvernement américain et que les responsables des Forces armées des États-Unis avaient assuré ne pas avoir de grand aéronef en forme de losange en leur possession. Lors du procès, aucun des témoins ne fut entendu, pas même Betty et Vickie, et le jugement discrédita totalement les deux femmes aux yeux du public.

Au cours des années qui suivirent certains mirent en doute l’honnêteté des victimes, soulignant que l’état de santé de Betty et de Vickie avant l’accident restait un mystère, et d’autres affirmèrent qu’elles s’étaient volontairement laissées brûler au soleil, arrachées les cheveux etc… Ce genre de théories se retrouvent toujours sur un certain nombre de sites web qui annoncent clairement leur scepticisme dans leur titre ou leur présentation. En 2008, l’équipe de Fallout Aliens, une émission de la chaine Histoire, enquêta sur l’affaire et se rendant sur les lieux de l’apparition ils emportèrent un échantillon de la route prétendument refaite. Les différentes analyses démontrèrent que cette section de la chaussée avait été entièrement remplacée.

Betty et Vickie subirent les effets de leur rencontre durant toute leur vie. Par une étrange coïncidence, Betty Cash mourut à l’âge de 71 ans le 29 Décembre 1998, exactement 18 ans après l’incident. Vickie Landrum décéda le 12 Septembre 2007, une semaine avant son 84e anniversaire.

Vickie et Colby

Vickie et Colby, des Années plus Tard

Colby Landrum n’aime pas parler de son expérience, qui reste toujours un souvenir douloureux. En 2013, il a cependant accepté de donner une courte interview, au cours de laquelle il a exprimé ses sentiments. Si la plupart des gens pensent qu’il a vu un vaisseau extraterrestre, pour lui, il a été victime d’une expérience menée par le gouvernement des États-Unis et il espère qu’un jour, la vérité apparaitra au grand jour. En mémoire à sa grand-mère.

Source: Principalement The Computer UFO Network.

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