Le Procès du Démon, La Vraie Histoire

Affiche The Demon Murder Case

De nombreux films relatent les étranges phénomènes auxquels furent confrontés Ed et Lorraine Warren au cours de leur carrière. Certains films, comme Conjuring: Les Dossiers Warren ou encore Amityville, La Maison du Diable sont devenus célèbres, alors que d’autres, comme le téléfilm Le Procès du Démon (The Demon Murder Case) de William Hale, n’ont pas connu la même notoriété. Le Procès du Démon est donc un téléfilm inspiré d’une histoire vraie, l’affaire du Diable du Connecticut.

En 1980, Arne Cheyenne Johnson était un jeune homme de 18 ans qui pensait épouser sa petite amie, Debbie Glatzel, à l’automne. Le jeune couple avait d’ailleurs trouvé une petite maison qui leur semblait idéale. Elle était jaune avec des volets verts olive, légèrement en retrait dans les bois sur la vieille route d’Hawleysville, près de Brookfield, dans le Connecticut. La maison possédait un puits à l’arrière, un détail qu’ils ignoraient encore mais qui allait devenir important.
Le 3 juillet 1980, Arne et Debbie étaient allés nettoyer le vieux ranch qu’ils venaient de louer et ils avaient amené avec eux les trois petits frères de Debbie, qui étaient âgés de 11 à 14 ans.
Dans la plus grande des chambres, il y avait encore un matelas à eau appartenant aux précédents locataires et ils s’étaient tous amusés à se coucher dessus, riant de l’étrangeté de sa surface ondulée. Seul David, qui avait 11 ans, ne s’y était pas essayé. Ce jeune garçon aux cheveux en désordre était resté loin de cet objet qui le mettait mal à l’aise. Les trois petits frères de Debbie avaient été délégués au nettoyage. David balayait la grande chambre, il était seul dans la pièce, quand il fut soudain poussé vers l’arrière par un vieil homme fantomatique, vêtu d’une chemise à carreaux et d’un jean. Alors qu’il s’effondrait sur le matelas à eau, le vieil homme déclara: Méfiez-vous. Puis il disparut.
Il lui fit tellement peur que David courut à l’extérieur et qu’il refusa de retourner dans la maison par la suite. Debbie et Arne, qui n’avaient pas assisté à la scène, supposèrent qu’il était sorti car il s’ennuyait, tout simplement.

Lorsqu’ils eurent terminé, ils retournèrent tous ensemble chez les Glatzel. Arne et Debbie vivaient chez eux en attendant de s’installer dans leur propre maison. Judy Glatzel, la mère de Debbie, avait 45 ans et elle était mariée à Carl, qui était mécanicien. Judy était femme au foyer et elle élevait leurs quatre enfants, trois garçons et une fille. Lors du repas du soir, David leur raconta ce qu’il avait vu et il leur expliqua que le vieil homme lui avait dit qu’il s’en prendrait à Arne et Debbie si ils emménageaient dans cette demeure.
Au cours de la nuit, David se réveilla en larmes, il criait qu’il avait vu une bête horrible. Un peu plus tard, alors qu’ils étaient tous aussi autour de la table de la cuisine, il leur expliqua que le vieil homme était venu le visiter une nouvelle fois. Il l’avait reconnu, pourtant, il était différent. Il lui était apparu sous la forme d’un homme à la peau noire, comme brûlée, avec de grands yeux noirs, un visage mince et bestial, des dents acérées, des oreilles pointues et des pieds de cerf. Pour Judy Glatzel, son fils ne mentait pas:  » Je l’ai cru instantanément. J’avais lu des choses sur le surnaturel, et j’avais écouté une conférence des Warren. Quand il nous a expliqué ce qu’il avait vu, j’ai pensé que c’était que c’était un fantôme.  »
Durant tout le reste de la nuit les membres de la famille avaient entendu des bruits étranges et ils les avaient attribués au vent ou à des animaux rodant dans le grenier. Mais plus tard, David avait affirmé avoir été battu par la créature.

La situation dégénéra très rapidement.  » Nous vivions un enfer  » affirma par la suite Judy Glatzel. La nuit, David se tordait sur son lit, il disait des obscénités, il criait.
Le jeune garçon était tiré par des mains invisibles qui semblaient l’étrangler, il hurlait de douleur sous des coups de couteaux invisibles. Selon David, la créature parlait en latin et il venait pour son âme. Il hurlait sans arrêt: Il vient pour moi, il vient pour moi et rien ne pouvait le calmer. Le démon semblait invisible pour tous, sauf pour lui. Parfois, il agressait sa mère. Il lui crachait dessus, il la frappait et il l’avait même attaquée avec un couteau.
La famille Gretzel s’était résolue à dormir en journée. La nuit, ils écoutaient David parler des apparitions de la créature qu’ils avaient fini par appeler La Bête. Ils le veillaient et ils tentaient de le maintenir lorsque son corps était parcouru de spasmes et de convulsions rapides, qui duraient parfois plus de 30 mn.
La famille de David décida alors de demander de l’aide à l’église catholique. Tous les membres de la famille pensaient que le jeune garçon était vraiment victime d’une entité maléfique, sauf son père, Carl Gratziel, et Carl Junior, son grand frère, qui avait alors 14 ans. Carl Junior était agressif, il se moquait d’eux parce qu’ils croyaient ses histoires. Ils disaient qu’ils étaient tous devenus fous, et que David avait plus besoin de soins psychiatriques que d’un prêtre. Un prêtre de l’église de Saint-Joseph se rendit chez eux et bénit la maison, ce qui n’eut apparemment aucun effet sur l’enfant.
L’homme d’église estimait que la créature était démoniaque mais il ne voulait pas tenter un exorcisme en raison de son mauvais état de santé. Douze jours après le premier incident, sur les conseils de leur prêtre, la famille fit appel aux célèbres enquêteurs du surnaturel, Ed et Lorraine Warren, qui habitaient Monroe, dans le Connecticut.
Ed et Lorraine Warren acceptèrent de s’occuper du cas. Les Warren vinrent visiter les Glatzel avec un médecin de Bridgeport, le Dr Anthony Giangrasso.

A leur arrivée, Carl Sr essaya de les dissuader d’entrer dans la maison, affirmant que tous les membres de sa famille étaient devenus fous, mais Judy les accueillit avec soulagement.
Lorsque Lorraine Warren décrivit sa première rencontre avec David Glatzel, elle en parla ainsi:
 » Alors qu’Ed interrogeait le garçon, j’ai vu une forme brumeuse noire près de lui, qui m’a indiqué que nous avions affaire à quelque chose de maléfique. L’enfant se plaignait que des mains invisibles l’avaient étouffé et il avait des marques rouges sur lui. Il a aussi indiqué qu’il avait le sentiment d’être frappé.  »
Arne, Debbie et Judy, la mère de David, confirmèrent ses dires. Ils affirmèrent tous avoir vu David être battu et étranglé par des mains invisibles. Ils expliquèrent aussi qu’il y avait eu des marques rouges autour de son cou. Apparemment, il était possédé par plusieurs démons.
Lorraine pouvait sentir la présence de La Bête et le fait que David l’ait vue et entendue si aisément dès le début lui indiquait qu’il s’agissait d’une entité d’une rare puissance. Les Warren étaient inquiets de la rapidité avec laquelle les phénomènes avaient progressé. Deux semaines à peine s’étaient écoulées depuis la première rencontre de David avec la créature.

L’état de David s’était encore aggravé. Il avait commencé à grogner, à siffler, à parler avec des voix étranges, à citer des passages de la Bible et du poème Le Paradis Perdu. Il disait qu’il voyait des esprits, des démons.
Ed et Lorraine Warren visitaient régulièrement la famille et il avaient été témoins de nombreuses manifestations. Ils affirmaient avoir vu un dinosaure appartenant à l’un des garçons marcher tout seul. Ils disaient aussi qu’ils avaient vu des objets léviter, que des rocking-chairs avaient volé dans les airs, que des livres changeaient mystérieusement de place et qu’un moule à gâteau avait volé tout droit vers le plafond pour y laisser son empreinte collante.
La Bête avait aussi appelé le frère de David au téléphone pour lui dire de se méfier et Debbie affirmait qu’une nuit, une main verte s’était extirpée du sol pour l’attaquer alors qu’elle était dans son lit. Elle avait aussi aperçu la créature:
 » J’ai vu un visage avec des dents déchiquetées et des yeux noirs comme le charbon. Il avait des cornes et des oreilles pointues. Des lumières clignotantes sont apparues sur le mur et j’ai entendu ma mère et Cheyenne m’appeler par mon nom.  »
Trois exorcismes mineurs eurent lieu. Pour le premier, 4 prêtres étaient présents. Lorsqu’ils avaient demandé à David combien de démons résidaient à l’intérieur de son corps, David avait récité une liste de 43 noms. Lorraine expliqua par la suite que l’enfant avait des marques sur tout le corps et qu’il lévitait.  » David faisait souvent référence à un assassinat et à des coups de couteaux. Nous étions assis sur un baril de poudre.  »
Lors de son premier exorcisme, David s’était arrêté de respirer un moment, ils avaient pensé qu’il était mort et ils avaient du brièvement arrêter le rituel pour le réanimer.
Nicolas Grieco, le directeur des communications pour le diocèse de Bridgeport, affirma qu’aucun exorcisme formel n’avait été pratiqué par l’église car la famille avait refusé de consulter un psychiatre. En réalité, Judy Glaztel avait bien amené David voir un psychiatre à Bridgeport. Il lui avait fait payer 75$ pour une heure et il lui avait annoncé que la prochaine fois, il voulait voir toute la famille. Elle avait décidé d’arrêter là. Quand aux trois autres prêtres concernés, ils ne firent jamais aucun commentaire et ils furent transférés dans d’autres paroisses.
En octobre 1980, Ed et Lorraine Warren prévinrent la police de Brookfield pour les avertir que la situation devenait dangereuse.

Ed et Lorraine Warren

Ed et Lorraine Warren

Arne Johnson, était, selon Ed Warren, un garçon très poli, un bon vivant qui travaillait très dur. Mais les époux Warren expliquèrent aussi que durant les séances d’exorcisme, Arne provoquait continuellement les démons, leur demandant de prendre son corps plutôt que celui de l’enfant.  » Prends-moi, prends-moi à sa place  » aurait-il dit.
Lors de l’émission A haunting, à laquelle participèrent Arne et Debbie, le jeune homme expliqua qu’après avoir vu, une nouvelle fois, le démon battre brutalement David et après avoir constater l’épuisement dans lequel se trouvait sa famille, il l’avait menacé. D’après Debbie, David était comme un petit frère pour Arne.
Quelques jours plus tard, Arne était sorti faire quelques courses lorsqu’il avait été attaqué par le démon. Dès qu’il était monté dans la voiture, elle était devenue incontrôlable. Il avait vu un démon  » qui ressemblait exactement au Diable  » montrer un arbre. Il avait tenté de sortir de la voiture mais les portes n’avaient pas voulu s’ouvrir. La voiture avait été endommagée mais fort heureusement il n’avait pas été blessé.
Plus tard, après que David lui ai raconté que la Bête était sortie du puits qui se trouvait derrière la maison, il s’était rendu sur les lieux et il l’avait vu une nouvelle fois. Arne affirma qu’il était devenu vraiment possédé par le démon après avoir longuement regardé au fond de ses yeux noirs. Un exorciste l’avait prévenu dit que ça n’était pas une bonne idée et les Warren affirmèrent qu’il lui avait dit de ne pas faire ça, mais qu’il avait refusé de les écouter.

A cette même époque, Judy et Carl Glatzel consultèrent un psychiatre pour leur fils. Depuis le mois de novembre, le jeune garçon, qui était jugé normal par son médecin de famille, avait été placé dans une école privée pour enfants perturbés à cause un petit handicap d’apprentissage. Malgré tout, l’état de David s’aggravait et la situation devint tellement pénible que Debbie et Arne décidèrent de quitter la maison familiale.
Debbie avait été embauchée par Alan Bono, un nouvel habitant de la ville, comme toiletteuse pour chien au Brookfield Pet Motel, et il avait mis à sa disposition un appartement à proximité. Debbie et Arnie s’installèrent donc là-bas.
A partir de ce moment là, Arne commença à changer et Debbie en vint à se demander si il n’était pas possédé lui aussi.
Auparavant, il avait toujours été un jeune homme exemplaire. Il n’avait jamais eu de problème avec la loi, il avait arrêté l’école afin d’aider sa famille, il jouait au baseball et il chantait dans la chorale de l’église. Il avait même remporté des prix comme livreur de journaux et à noël il avait utilisé ses gains pour acheter à sa mère une vieille voiture afin qu’elle n’ait pas à se rendre au travail à pied. Mais depuis quelques temps, il tombait dans des sortes de transes durant lesquelles il grognait et il affirmait voir une bête. Lorsqu’il se réveillait, il n’avait aucun souvenir de ses crises. Il devenait comme David.

Il faisait froid le jour où c’est arrivé, ce 16 février 1981. Arne Johnson, alors âgé de dix-neuf ans, avait appelé le Tree Service Wright où il travaillait pour signaler qu’il était malade. Il avait mal à la gorge. Debbie s’était rendue aux chenils de Brookfield où elle faisait du toilettage pour chiens. Wanda et Janice les sœurs d’Arne, qui avaient respectivement 15 et 13 ans, ainsi que leur cousine Mary, 9 ans, étaient venues la regarder travailler et Arne s’était joint à elles.
Alan Bono, le gestionnaire des chenils, ne vivait pas à Brookfield depuis très longtemps. Sa sœur était propriétaire des chenils et elle lui avait demandé de venir pour les gérer. Il avait 40 ans, il aimait parler de lui-même, des choses qu’il avait faites, des lieux qu’il avait vus. Pour Debbie et Arne, qui avaient passé toute leur vie dans de petites villes et qui avaient eu des moments difficiles, sa vie semblait passionnante et aventureuse.
Alan Bono les avaient tous invités à déjeuner au bar local, dans un petit centre commercial. Il avait bu du vin rouge et raconté de vieilles blagues. Arne et Debbie avaient bu un peu de vin eux-aussi, mais moins que Bono. Il buvait beaucoup, et c’était habituel.
Après le déjeuner, ils étaient tous rentrés aux chenils. L’après-midi s’était déroulé normalement, sans incident notable. Arne avait réparé la stéréo de Bono et quand il avait eu fini, Bono avait monté le son. La musique était très forte, très fatigante nerveusement.
Debbie Glatzel avait ensuite emmené les filles chercher une pizza. Dépêchez-vous leur avait-elle dit, nous devons revenir rapidement. Lorsque Wanda lui avait demandé pourquoi, Debbie lui avait répondu qu’il allait y avoir du grabuge. Elle sentait qu’il y avait de la tension dans l’air.
Quand elles étaient revenues, Bono leur avait proposé de venir à l’étage, dans son appartement au-dessus des chenils. Il avait allumé la télévision, mais c’était trop fort, et il avait commencé à frapper la paume de sa main avec son poing, encore et encore. A la demande pressante de Debbie, tout le monde avait quitté la pièce, sauf Bono, qui avait attrapé Mary et qui refusait de la lâcher. Arne, qui se trouvait déjà devant la voiture, revint sur ses pas pour dire à Bono de relâcher la petite fille.

Mary avait couru jusqu’à la voiture et Debbie se tenait entre les deux hommes. Wanda, qui s’accrochait à son frère affirma qu’il était alors  » comme de la pierre  » et qu’il était impossible de le déplacer. Wanda l’avait entendu grogner comme un animal, puis elle avait vu un flash dans l’air. Johnson s’était alors dirigé vers les bois, en regardant droit devant lui, alors que Bono continuait de frapper la paume de sa main de son poing. Puis Bono s’était effondré, face contre terre. Il avait quatre ou cinq énormes plaies. La plupart étaient sur sa poitrine et l’une d’entre elles s’étendait de son estomac jusqu’à la base de son cœur. Près de son corps, gisait l’arme qu’Arne portait toujours sur lui, un couteau avec une lame de 13 cm.
Quelques heures plus tard, Bono décéda de ses blessures. Arnie fut découvert à 3kms de l’endroit de là et il fut incarcéré au centre correctionnel de Bridgeport avant d’être libéré sous caution pour la somme de 125 000 dollars.

Le lendemain, Lorraine Warren appela la police de Brookfield pour leur expliquer que Johnson était possédé. Une campagne médiatique vint se greffer autour de l’affaire et les Warren, commencèrent à expliquer l’histoire à la presse, en promettant de donner des conférences, d’écrire un livre et de faire un film à ce sujet.
Martin Minnella, l’avocat d’Arne Johnson, déclara qu’il avait reçu des appels provenant de partout dans le monde. Il devint tellement célèbre qu’il était reconnu par les passants dans les rues de Londres. Il avait voyagé en Angleterre pour rencontrer des avocats qui avaient été impliqués dans des affaires similaires, il prévoyait de rencontrer des spécialistes d’exorcismes en Europe et il avait menacé d’assigner les prêtres impliqués en justice si ils refusaient de témoigner.
Le procès eut lieu a Danbury, le 28 octobre 1981. Minnella tenta de plaider la non responsabilité par possession démoniaque, ce qui était sans précédent, mais le juge, Robert Callahan, rejeta sa demande et Martin Minnella ne put pas tenter de prouver que Johnson était bien sous l’influence du démon au moment du meurtre.

Journal The Hour 1981

Article dans le journal The Hour de 1981

Le juge Callahan déclara qu’une telle défense n’était pas possible car ça n’était pas scientifique de permettre un tel témoignage. L’avocat de la défense dut alors assurer la défense de Johnson en en faisant valoir la légitime défense.
Le jury n’entendit jamais parler de la théorie de Minnella. Il délibéra pendant 15 heures et durant plus de trois jours. Arne Johnson fut condamné le 24 novembre 1981, pour homicide involontaire au premier degré et il condamné à une peine allant de 10 à 20 ans de prison.

Johnson fit 5 ans de prison avant d’être libéré pour bonne conduite. Après avoir purgé sa peine, il épousa Debbie, qui l’avait attendu. En 1983 l’affaire inspira un téléfilm, Le procès du démon (The Demon Murder Case) et, la même année, Gerald Brittle écrivit un livre sur l’incident, en collaboration avec Lorraine, The Devil in Connecticut, dont elle affirme que les bénéfices furent partagés avec la famille. Plus concrètement, deux mille dollars furent versés aux Gratzel par l’éditeur du livre.
Lors de la réédition du livre en 2006, Carl Glatzel Jr et David Glatzel poursuivirent les auteurs et les éditeurs pour violation de leur droit à la vie privée, diffamation et  » affliction intentionnelle de détresse émotionnelle « . Il affirmait que le livre l’accusait d’avoir commis des actes criminels et abusifs envers sa famille et d’autres personnes.
Carl Glatzel Jr déclara que l’histoire de possession était un canular inventé par Ed et Lorraine Warren qui avaient exploité sa famille et la maladie mentale de son frère et que le livre le présentait comme un homme méchant car il ne croyait pas aux phénomènes surnaturels. Il affirma également que les Warren avaient dit que l’histoire ferait de sa famille des millionnaires et aiderait à faire sortir Johnson de prison.

Depuis, Carl Glatzel Jr a écrit lui-aussi un livre, Alone Through The Valley, où il livre sa version des événements concernant l’histoire de son frère.
Lorraine Warren, quand à elle, défend le travail qu’elle avait effectué avec la famille du jeune garçon, affirmant que les six prêtres impliqués dans l’incident avaient convenu à l’époque que le garçon était possédé et que les phénomènes rapportés étaient réels.
Gerald Brittle, l’auteur du livre de 1983, a expliqué que le livre avait été écrit car la famille voulait que leur histoire soit racontée et qu’il possédait toujours les vidéos de leurs 100 heures d’entretien. De plus, ils avaient signé le livre avant qu’il soit mis sous presse. Toute l’histoire a été retracée en 2006 lors d’un épisode de la série A Haunting: Where Demons Dwell. (Saison 2, Épisode 4)

Carl Glatzel Senior, le père de David, nie avoir dit à l’auteur que son fils était possédé. Arne Johnson et sa femme Debbie pensent que la possession démoniaque était réelle, et que les Gratzel ont porté plainte pour se faire de l’argent.

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